L’auditorium de l’association Ad libitum, centre international du piano-forte, a proposé un grand concert qui a eu du succès. Les amateurs de belle musique ne s’y sont pas trompés, il s’agissait bien d’un événement à vivre.
La programmation de trois œuvres de Franz Schubert a été interprétée sur des instruments de son époque, trois pianos Viennois, un Schanz de 1820, un Graf de 1827 et un Schätzel de 1828. Alain Roudier en a joué de façon très sensible pour ces trois œuvres majeures. Les cordes frottées n’étaient pas en reste. Agnès Kaïtasov jouait sur un violon Louis Guersan de 1760 et Paul Carlioz sur un violoncelle allemand de 1740.
La sonate Arpeggione avait été écrite pour un instrument nouvellement créé que l’on appelait aussi « la guitare d’amour ». Peu de compositions ont été dédiées à cette innovation vite tombée en désuétude. C’est donc le violoncelle qui s’y est substitué.
D’un piano-forte à l’autre
Puis place à la sonate en la mineur D385 avant un autre piano-forte, le trio en si bémol majeur D898, cinq mouvements pour des instants sublimes. Paul Carlioz a exprimé la difficulté : « Chacun de ces pianos possède un "la" différent des autres, il est difficile de se réaccorder. » Les clés du violoncelle ont été tendues à fond. Le Scherzo très long était enchanteur à souhaits. Exceptionnel de pouvoir profiter de telle pureté de son et de points de comparaison en passant d’un piano-forte à l’autre.
Prochain rendez-vous à noter, le 1er juin à 15 h : harpes et piano en trio.











