L’équipe mulhousienne a fait ce qu’on attendait d’elle en battant Andrézieux samedi soir au Palais des sports. Mais elle n’est pas sortie de l’auberge pour autant.
On ne sait pas ce que Mike Gonsalves a dit à ses joueurs, samedi soir dans les vestiaires, à la pause. « Ça reste entre eux et moi. J’ai parlé, ils ont écouté », répond sobrement l’entraîneur du FCM Basket lorsqu’on lui pose la question.
« Il a un peu gueulé, rien de spécial », note Yassine Bassine. « Il nous a remonté les bretelles. Nous avons vite compris que cette victoire, il la voulait vraiment, peut-être plus que les autres », précise Doudou M’Bodji.
Impossible d’en savoir plus. Mais ce qui est sûr, c’est que le discours du coach US a porté ses fruits. Ses protégés, jusqu’alors malmenés par les Andréziens, changeaient leur fusil d’épaule et reprenaient la situation en mains, prouvant une fois de plus, pour leur dernière apparition de la saison au Palais des sports, qu’ils sont capables du pire comme du meilleur. Avec, cette fois-ci, un dénouement des plus heureux puisqu’ils se sont imposés de 20 points (84-64).
« Ce match résume parfaitement notre parcours », reprend Yassine Bassine. « Lorsque nous sommes revenus sur le terrain, nous avons pris conscience que nous n’avions plus que 20 minutes pour sauver le club. Nous avons repris confiance et nous avons réussi tout ce que nous avons entrepris… Cela dit, malgré tout ce qui s’est passé, je n’ai jamais cru que c’était foutu. Au contraire. J’ai toujours été persuadé que nous allions gagner. Pourquoi ? Parce que je connais le tempérament des uns et des autres. Et parce que je savais qu’aucun de nous ne voulait rester sur une prestation ratée ! »
« Nous nous sommes réveillés. Au départ, nous ne sommes pas parvenus à nous libérer de la pression, nous étions trop coincés. L’envie de bien faire était là, mais nous n’avons pas su la gérer », complète Doudou M’Bodji.
Un exploit à Antibes ?
« A un moment, j’ai vraiment eu peur ! Mais nous n’avions plus le choix et nous avons tout donné. Tout le monde a apporté sa pierre à l’édifice. »
Les joueurs du FCM Basket ont donc réalisé une fin de match incroyable et ont évité le pire. Sans vouloir faire la fine bouche, une fois l’euphorie de la victoire retombée, il faut tout de même relativiser ce résultat, acquis face à des adversaires de seconde zone — même s’ils comptent quelques très bons éléments parmi eux — assurés d’évoluer en N2 dès la rentrée prochaine. Autant dire que les Mulhousiens n’ont pas non plus accompli l’exploit du siècle : ils ont simplement fait ce qu’ils devaient faire, eux qui n’ont pas forcément négocié au mieux leurs dernières sorties pour se retrouver dans une situation difficile. Car ils ne sont toujours pas assurés de se maintenir alors qu’il reste une seule journée de championnat.
Les Haut-Rhinois comptent à nouveau une longueur d’avance sur les Longoviciens, leurs éternels rivaux dans la lutte sans merci engagée pour sauver leur peau en N1. Mais ils doivent encore se déplacer dans le fief d’un leader antibois assuré de rejoindre la Pro B, dans quinze jours, alors que leurs concurrents directs se rendront à Boulogne, dans une semaine en match avancé.
Les Alsaciens suivront bien évidemment cette rencontre avec la plus grande attention : en fonction de son verdict, ils pourront rejoindre la Côte d’Azur en toute tranquillité ou au contraire avec l’obligation de réaliser ce qui serait alors un véritable exploit. Car ils ne possèdent pas le panier average particulier sur les Lorrains.
« Franchement, je ne vois pas les Antibois nous faciliter la tâche pour leur dernier match de la saison à domicile ! En revanche, les Longoviciens pourraient bien nous mâcher le travail », remarque Yassine Bassine. « Quoi qu’il arrive, je pense vraiment que nous pouvons battre les Antibois si nous jouons comme nous venons de le faire… pendant 40 minutes bien sûr ! »











