Bernard Barthlen, gérant de la société Ofildel’eau, créée à Cernay en 1995 :
« Il est clair que par rapport à la situation économique, les gens ont moins de moyens en ce moment. Après, ceux qui font du bien-être leur priorité, il y en a aussi. Il y a quand même de la demande. Moi, je propose des piscines traditionnelles, en structure maçonnée, et en hors sol, tout ce qui est à poser soi-même. Je ne fais pas de coque car je n’ai rien trouvé de bon dans ces produits. Je ne suis pas convaincu par les produits coque. Quand on voit ce qu’ils deviennent au bout d’une dizaine d’années, ce n’est d’ailleurs pas une concurrence pour moi.
Ofildel’eau a été créée en 1995. Avant, je travaillais dans le traitement de l’eau. J’ai toujours été dans le milieu de l’eau. La moyenne d’une piscine traditionnelle, en huit mètres par quatre, c’est à peu près 8500 . Moi je gère le chantier de A à Z, avec une équipe de maçons qui travaille pour moi. Après, tout ce qui est piscine, c’est moi qui fais.
Il y a deux sortes de clients : ceux qui attendent les beaux jours pour venir chez nous et ceux qui prévoient ça longtemps à l’avance. C’est chaque fois pareil, même si les beaux jours ont tardé cette année. Depuis quinze ans, on constate que les gens ont de plus en plus un vrai projet piscine. Ils veulent souvent une piscine plus petite mais tout de suite l’abri.
On fait aussi des spas, un secteur pour lequel la demande est de plus en plus forte, mais spa et piscine, cela n’a rien à voir. Les gens ne choisissent pas un spa parce qu’ils ne peuvent pas se payer de piscine ou parce que l’été a été pourri trois années de suite. La piscine, c’est le côté convivial qui plaît, pouvoir se retrouver au bord de la piscine en famille. Le spa, par définition, n’est pas un objet ludique mais thérapeutique. »











