Allant du Tarn-et-Garonne jusqu’en Allemagne, la randonnée de l’espoir a fait étape à Marckolsheim pour faire mieux connaître la maladie de Charcot-Marie-Tooth.
L’association de la maladie de Charcot-Marie-Tooth ( CMT) a tenu à Marckolsheim sa réunion annuelle de l’Est pour permettre à ses membres de se rencontrer et de partager leurs expériences, de cure notamment. La rencontre était présidée par Sonia Lauth, délégué CMT pour la région Alsace-Lorraine et dont une fille est atteinte de la maladie.
Cette association s’est mise en partenariat avec le club de cyclotourisme la Nicolaïte Cyclo de Saint Nicolas de la Grave et l’association de jumelage Sère et Garonne avec Rheinmünster (Allemagne). André Guinvarch et le comité de jumelage qu’il préside ont entamé une nouvelle étape des relations qu’ils entretiennent avec la commune allemande, en demandant aux associations de s’investir. Ainsi est née l’idée d’une randonnée cyclo traversant la France en diagonale sur 760 km pour la cause de la maladie CMT, dont leur président fondateur René Bely est atteint.
14 cyclotouristes, âgés de 38 à 69 ans, dont deux femmes et un couple en tandem, ont entamé le périple le 26 avril pour rejoindre Rheinmünster en plusieurs étapes plus ou moins longues.
Rejointe par Laurent
Dans le groupe des sportifs roulent un homme venu de la Lozère et deux Albigeois. En cours de route s’est ajouté un cyclo qui n’était pas prévu au départ. Ayant lu dans la revue de l’association CMT un reportage sur cette randonnée de l’espoir, Laurent Mourey, un homme atteint de la maladie habitant près du Château de Chambord, a décidé de s’associer au périple. Pas préparé physiquement et ne disposant pas d’un vélo performant, il a relevé le défi pour prouver qu’avec de la volonté on peut réaliser des choses non ordinaires.
Après une journée de lundi noire, avec quelques 190 km sous la pluie, l’étape de 75 km de Guewenheim - Marckolsheim « s’est relativement bien passée », raconte Guy, 69 ans ; « il n’y a eu du crachin que sur les 20 derniers kilomètres ».
Une maladie pas toujours visible
Les cyclotouristes et leur entourage se sont retrouvés à la mairie annexe de Marckolsheim, où l’adjointe au maire Claudine Ober les a accueillis. Celle-ci a souligné « le courage et la détermination des malades dans ce combat de tous les jours » et a trouvé méritoire la démarche des cyclos qui « ont bravé le temps pour que la recherche progresse ».
André Guinvarch a souhaité que « ce partenariat ait des suites », tandis que Sonia Lauth a rappelé : « On est souvent isolé dans cette maladie qui n‘est pas toujours visible », en encourageant les malades à rejoindre l’association.
Après une nuit réparatrice dans un hôtel de la place, les cyclotouristes ont repris la route avec la conviction renforcée que leur démarche permettra de mieux faire connaître la maladie, dont l’association a choisi, à partir des trois lettres de la maladie, un nouveau slogan : « Comprendre ; mieux vivre ; tout partager ».











