Les hôteliers de Mulhouse espèrent des retombées de l’Euro 2008 qui se déroule pour partie à Bâle, afin de confirmer la reprise enregistrée depuis avril dans le secteur.
Hubert François, président des hôteliers restaurateurs de Mulhouse et ses environs, se veut réaliste, quand on l’interroge sur la manne que pourrait représenter l’accueil de supporters de football étrangers dans les établissements de la région mulhousienne. « Pour les trois et quatre étoiles, il n’y a pas de problèmes ; en revanche pour les deux étoiles, on ne sent pas un gros frémissement ».
Prudent, Hubert François se méfie des mauvais supporters. Et pour cause ! « J’y ai été confronté voici quelques années, alors que je dirigeais un hôtel. Un groupe de hooligans britanniques a tout dévasté. J’ai dû faire appel à la police qui a demandé des renforts aux gendarmes mobiles ».
Les hôtels de l’agglomération risquent cependant d’afficher complet avec Art Basel en juin. La foire internationale d’art contemporain draine d’ordinaire de très nombreux visiteurs. « Jusqu’à fin juin, cela devrait donc aller », pronostique le président.
Globalement, le premier semestre aura donc été « contrasté », comme disent les économistes avec un mauvais début d’année et un décollage en mars-avril. Un nuage tempère tout excès d’optimisme : « Les prévisions en matière de tourisme pour la France en 2008 ne sont pas très bonnes ».
Les hôteliers du Haut-Rhin qui se retrouveront à Mulhouse pour leur assemblée générale le 19 mai dresseront le bilan de leur activité. Ils reviendront aussi sur le problème de la TVA dans la restauration. « La France prend la présidence de l’Union européenne au 1er juillet et on ne peut laisser passer pareille occasion », avancent quelques professionnels. On ignore si le président national, André Daguin, viendra à Mulhouse, mais ses troupes entonneront son refrain favori sur la TVA.
Les professionnels évoqueront vraisemblablement un autre dossier : celui de l’adaptation aux normes de sécurité et en matière d’accessibilité. Leur coût est tel qu’il menace l’existence des plus petits établissements qui devront à l’horizon 2015 se mettre en conformité. « Cela pourrait bien entraîner la disparition en France des établissements d’une capacité inférieure à 40-45 chambres », pronostique un spécialiste.











