Pour leur dernière sortie de la saison et donc l’ultime sous l’ère Berthier, Sélestat s’est offert une victoire sur Créteil en guise d’adieux, hier soir au Cosec qui a fait la fête à ses joueurs et aux partants.
Le 205e match de François Berthier en tant qu’entraîneur de Sélestat, s’est terminé hier soir comme 67 autres matches tout au long de sa longue carrière de coach dans son club de toujours qui s’est donc arrêtée hier soir. Cette victoire permet à son équipe de terminer la saison à la 11e place et d’afficher un bilan honorable de 6 victoires, autant de nuls et 14 défaites.
Mais les statistiques n’étaient pas à l’ordre du jour hier soir. Avant le coup d’envoi de cette dernière rencontre sans grand enjeu, l’heure était à l’émotion. Celle que procurent toujours les départs de ceux qui se sont illustrés sous le maillot d’un club avant de choisir une autre destination. C’était le cas pour Hatem Haraket et Mickaël Robin. C’était aussi celui de leur entraîneur, François Berthier, qui a eu droit à une seconde cérémonie d’adieux, dix ans après le 5 avril 98, lorsqu’il avait décidé de mettre un terme à sa carrière de joueur.
Cette fois, c’est le club qui a décidé de changer d’entraîneur après avoir confié l’équipe pendant sept saisons à Berthier. La séparation est forcément mal vécue par l’intéressé mais son employeur a tenu à l’honorer tout comme le public du Cosec pour ses 205 heures passées avec lui.
Et pour que la fête soit plus belle, car il s’agissait tout de même d’un match officiel de championnat, mieux valait se quitter sur une victoire. Question de finir l’aventure commune sur une bonne note et d’offrir une dernière belle soirée à ce public qui n’a jamais lésiné sur ses encouragements durant toute la saison.
Les affaires alsaciennes se présentaient pourtant plutôt mal dans les premières minutes de la rencontre puisque c’est Créteil qui mène le bal, alors que les locaux manquent d’efficacité en attaque en buttant notamment sur un Lemonne attentif et efficace (13 arrêts durant ces trente premières minutes). Atajevas, l’arrière gauche de Créteil, est bien plus adroit. A l’affût, il marque trois des quatre premiers buts visiteurs pour offrir un premier break à son équipe dès la 6e minute (1-4). Et malgré un rapproché du SAHB (5-7, 11e), l’écart prend encore davantage d’ampleur (5-9) à l’approche du premier quart d’heure, pour culminer à moins cinq (7-12) à la 20e minute. Mais c’est au moment où ça commence à sentir le roussi que la tendance s’inverse. En cinq minutes, presque autant de balles volées et une envie de se remettre dans le match, Sélestat s’offre un 5-0 qui lui permet de s’emparer pour la première fois de la soirée du commandement (14-13) et rentrer aux vestiaires sur un score nul (15-15).
La seconde période donne alors lieu à un passionnant chassé-croisé, l’écart ne dépassant plus les deux buts pour l’une comme pour l’autre équipe. Dans ce mano à mano très serré, les arrêts de Motlik (18 en 47 minutes) et l’efficacité de Salami (8/11) ont peut-être fait la différence car, en fin de compte, Sélestat l’emporte d’un but (29-28). Tout le monde en est ravi. Les partants, les restants, les prochains, le public et le club.











