En remportant hier son 3e titre des championnats de France en petit bassin, avec autant de records de France à la clé, Benjamin Stasiulis (21 ans) est devenu le nageur français le plus en vue. Et son idylle avec Laure Manaudou n’arrange rien !
Auteur d’un triplé exceptionnel (50, 100 et 200 m dos), en signant de surcroît les trois records de France de la spécialité, Benjamin Stasiulis a réussi à Nîmes ce qu’aucun dossiste n’a jamais su faire toutes catégories confondues. De là à imaginer qu’il soit actuellement sous bonne influence, il n’y a qu’un pas que les techniciens se garderont bien de franchir.
Pourtant, si aujourd’hui le nom et l’image de Benjamin Stasiulis circulent sur les ondes et font couler de l’encre, ce n’est pas tant pour sa performance sportive hors du commun. Son « exploit », est d’avoir conquis le cœur de Laure Manaudou et d’avoir remplacé le vice-champion du monde italien du 4 nages, Luca Marin.
Il y a une semaine déjà, Laure Manaudou séjournait le temps d’un dimanche à Mulhouse. Soucieux de préserver l’environnement de son nageur, Lionel Horter a incité les « amoureux » à la plus grande discrétion. Avant-hier encore, Laure Manaudou demandait expressément de ne pas faire état de sa nouvelle relation sans pour autant cacher toute l’affection qu’elle accordait au jeune dossiste mulhousien. Que ce soit à l’échauffement en salle de musculation ou à l’heure des félicitations, leurs rapports étaient trop chaleureux pour être innocents. Et ce cliché d’un couple soudé, lèvres contre lèvres, ne pouvait échapper aux chasseurs d’image.
Le baiser volé
La photo du baiser volé paru dans le journal local, hier matin à Nîmes, a lancé une meute de photographes et de cameramen sur les traces de Benjamin Stasiulis. Et c’est peut-être là, en restant réfléchi et posé, qu’il a fait preuve de ses plus belles qualités de grand champion. « S’il s’était agi du 200 m dos avec une réelle nécessité de concentration, j’aurai fait le ménage, confiait Lionel Horter. Mais là, je me doutais bien que tout allait se jouer sur l’explosivité ». Ce dont Benjamin débordait…
Toujours est-il qu’en imposant d’entrée un rythme effréné à la finale, ce dernier reléguait son dauphin, dès la première longueur, à deux dixièmes. Puissant, « précis dans ses gestes et parfait dans sa technique » selon Roxana Maracineanu dont les compétences dans la spécialité ne sont plus à vanter, Benjamin Stasiulis forçait son effort (24’’33) et déposait Pierre Roger (24’’97) à six dixièmes. « J’ai d’abord essayé de faire abstraction de l’animation autour de moi, raconte Benjamin. Et dans la course, j’ai tout donné ! »
En un week-end, Benjamin Stasiulis a effacé du tableau des records de France les trois nageurs qui ont bâti la légende du dos français : Franck Schott (50 m), Pierre Roger (100 m) et Simon Dufour (200 m). « Le premier record que j’avais en tête est celui du 200 m dos, confie le Mulhousien. C’était celui de Simon Dufour, médaillé de bronze aux Mondiaux. Ce qui veut dire quelque chose ! Celui de Franck Schott représente également quelque chose à mes yeux. Il y a dix ans, il détenait le record du monde avec ce temps. Mais bon… Tout a évolué ! » À tel point d’ailleurs que le p’tit Benjamin défraye aujourd’hui la chronique du cœur… Mais contre son gré. En conférence de presse, il a d’ailleurs tenu le même et sage langage que sa dulcinée. « Vous pouvez poser autant de questions que vous voulez, je ne répondrai pas à celles concernant ma vie privée ». Et en aparté, les yeux pétillants de bonheur mais avec une sympathique pudeur, il s’est contenté d’avouer : « Tu peux écrire que je suis heureux… Aujourd’hui, je suis même comblé ! »











