Aurore Mongel n’était assurée d’aucun minimum syndical en abordant la dernière journée des championnats de France en petit bassin, hier à Nîmes. Certes, elle avait battu ses meilleurs temps en nage libre et au papillon, les jours précédents, mais sans accrocher mieux qu’une médaille de bronze au 100 m papillon alors qu’elle détenait le titre depuis 2005.
« Quand je suis derrière, cela a plutôt tendance à me booster »
Fort heureusement, le caractère de la Vosgienne lui permettait de rester solide pour défendre un titre du 200 m papillon qu’elle détient depuis deux ans. « Le plus important pour moi, hormis une qualification olympique (ndlr : qui se décidera en avril) ce sont les championnats d’Europe, expliquait-elle. Maintenant, un titre reste un titre… Et ça fait toujours plaisir de le garder ».
Battue par Diane Bui Duyet et Alena Popchanka au 100 m, elle était cette fois sous la menace de Joanne Andraca qu’elle a toutefois devancée de près de deux secondes lors des séries (2’10’’54 contre 2’12’’48). « Quand je suis derrière, cela a plutôt tendance à me booster, confie la papillonneuse. Et quand je suis devant, je relativise ».
Hier en finale, la Mulhousienne a imposé sa cadence pour toucher le mur, à mi-course, avec déjà une seconde d’avance sur Magali Rousseau, la fille de Michel, l’ex-champion d’Europe de sprint. « J’étais très crispée au début de la course, raconte Aurore Mongel. En fait, j’étais très concentrée. Je voulais réussir à faire de bons virages, de bonnes reprises de nage, tout en nageant vite. Je n’étais sûre de rien en ce qui concerne le titre. Mais j’étais confiante en raison des temps que j’avais faits au préalable et je savais qu’il s’agissait de la course que je maîtrisais le mieux ». 2’07’’96 plus tard, à quatre centièmes de son record des championnats établi l’an dernier à Istres, Aurore Mongel devançait Magali Rousseau et Joanne Andraca. « Je suis contente de ma course mais il s’agit désormais de confirmer aux championnats d’Europe, avoue la championne de France incontestée depuis 2005 du 200 m papillon. Il y a deux ans, j’ai fait 2’10 pour aller en finale. Là, à Debrecen – en fin de semaine – il faudra au moins réussir 2’09 le matin ! ».











