La situation des droits de l’Homme reste « terrible » en Libye, selon les ONG qui dénoncent la torture, l’absence de liberté d’expression et aussi la situation des migrants. « Ce pays est devenu un vaste centre de rétention pour des centaines de milliers de Maliens, de Nigériens, d’Erythréens », dénonce la présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Souhayr Belhassen.
Pays de transit pour les sud-sahariens qui veulent gagner l’Europe, la Libye, 5,3 millions d’habitants, compte quelque 600 000 étrangers en situation légale et 1 à 1,2 million de clandestins.
« Les migrants sont systématiquement traqués, envoyés en centre de rétention, mal traités », relève Michel Fournier. Tripoli, qui ne reconnaît pas la convention de Genève sur les réfugiés, procède à des expulsions collectives, notamment des Erythréens, menacés de mort dans leur pays.
« Malheureusement, cela se fait avec l’accord tacite des pays européens, qui ne veulent pas de ces migrants chez eux », déplore-t-il.
« L’amélioration des relations Libye/UE s’est faite sur le dos de ces migrants », s’indigne Souhayr Belhassen, pour qui « droits de l’Homme et Libye, c’est antinomique ».











