Nadine Hestin-Rustenholz et Stéphane Wendling, de la troupe du Cercle Saint-Nicolas ont le trac : ce soir, ils montent sur les planches à Rombach, pour jouer « Daddy blues », la dernière avant la pause estivale. Rencontre avec deux passionnés, amoureux du théâtre amateur.
: Quelle a été votre "étincelle", à tous les deux, qui vous a donné goût à cette pratique ?
Nadine : J’ai toujours adoré le théâtre. "Au théâtre ce soir" était la seule émission que j’avais le droit de regarder le soir, lorsque j’étais petite. Je trouve ça magique ; la scène est un endroit où il se passe plein de choses. Quand le rideau s’ouvre et qu’on entend le "Haaa…" du public, c’est une sensation unique. Et la troupe est une deuxième famille, trois mois durant. Je pleure la journée du lendemain, car c’est une aventure qui se termine…
Stéphane : Pour ma part, le déclic a eu lieu à 16 ans. J’ai joué Antigone au collège, mais je voulais me lancer dans le comique. J’étais un peu timide, mais la scène m’a forgé un caractère plus dur ; elle m’a aidé en dehors, dans la vie de tous les jours.
: N’y a-t-il pas un "danger" justement, celui de confondre parfois la vie de tous les jours et celle vécue sur scène ?
Stéphane : C’est vrai qu’on a, entre guillemets, une double vie. Ce n’est pas vraiment dangereux, mais il ne faut pas que tout se mélange. Dans la vie de tous les jours, je reste moi-même, mais je me sers aussi de ce que j’ai appris ; par exemple pour m’exprimer en public. On apprend aussi à être sincère sur scène, car on communique avec tout le monde, public compris.
Nadine : Mes rôles sont parfois éloignés de ce que je suis au fond. Mais ils n’ont pas d’influence sur ma vie de tous les jours. Le théâtre m’a aussi appris à composer avec d’autres personnes, à travailler en équipe et à demander leur avis aux autres.
: A plus long terme, quels projets ?
Nadine et Stéphane : Pourquoi pas l’écriture d’une pièce… ?











