Maurice Hoog vient de succéder à Roger Keck à la tête de la Fédération interdépartementale de défense des intérêts des préretraités, retraités assimilés et veuves (Fidipra UD 68). Rencontre avec l’ancien dirigeant.
Roger Keck, lors de la dernière assemblée générale, vous avez passé le relais après 9 années de présidence. Quel est le rôle de la Fidipra UD 68 ?
Tout d’abord, il est important de rappeler que la Fidipra UD 68, créée en 1983, a participé en 1991 à la constitution de l’Union française des retraités (UFR). L’UFR a été elle-même le principal artisan de la création en 2000 de la Confédération française des retraités (CFR). La CFR regroupe aujourd’hui environ 2 millions de membres issus de l’UFR, de la Fédération nationale des associations de retraités (FNAR), de la Confédération nationale des retraités (CNR) et de la Fédération nationale des clubs d’aînés ruraux (FNCAR). C’est un poids considérable pour la Fidipra UD 68 qui compte actuellement environ 400 membres et dont le principal objectif a toujours été d’obtenir la reconnaissance des associations de retraités dans les organismes officiels statuant sur des questions qui les concernent.
Concrètement, quels sont vos domaines d’intervention ?
De manière générale, nous défendons les intérêts de nos adhérents qui soulignons-le sont âgés de 60 ans et plus. Outre des comparaisons de situations de retraités par rapport à celles d’actifs ou d’autres retraités, nous veillons entre autres, au relèvement des pensions les plus basses, à l’indexation des pensions sur les salaires pour préserver le pouvoir d’achat (les retraites dans le public sont payées en fonction des salaires des actifs, contrairement aux retraites dans le privé dont l‘évaluation est basée sur le panier de la ménagère), à la revalorisation des pensions de réversion, à la sauvegarde des retraites par répartition qui est le seul système pouvant assurer l’évolution des régimes de retraite selon des principes d’équité et de solidarité, à l’égalité devant la fiscalité et les cotisations sociales.
Nous dénonçons d’ailleurs à ce sujet la discrimination dont les retraités font l’objet en matière de hausse de leurs prélèvements sociaux et fiscaux. Un autre terrain de bataille, celui de la véritable prise en compte de la perte d’autonomie. La Fidipra UD 68 demande la création d’une véritable prestation d’autonomie. Celle-ci doit être prise en charge par la Sécurité sociale au même titre que la maladie. Il faut aussi améliorer l’allocation personnalisée à l’autonomie (Apa). Mais notre lutte ne saurait être sans le maintien du régime local. Il faut absolument que soit corrigée la loi du 4 juillet 1998 qui fait perdre à de nombreux retraités le droit à ce régime. L’instance de gestion du régime doit en effet, compte-tenu de l’importante réserve disponible, annuler l’augmentation de cotisation de 0,5 % imposée en 1998/99 aux retraités.
Pour vous qui êtes également le délégué régional de l’UFR et le représentant de la CFR en Alsace, la Fidipra UD 68 n’a-t-elle pas les moyens de se faire entendre dans les hautes instances ?
Nous y travaillons. La CFR a demandé au gouvernement de lui accorder le statut légal d’association agréée, sur le modèle de l’Union nationale des associations familiales (UNAF). Ce statut lui permettrait de siéger dans les grandes instances, d’être informée et consultée sur tous les droits qui concernent de près les personnes âgées et les retraités. Donc, de mieux les protéger au sein des organismes référents : sécurité sociale, caisses de maladie, caisses mutuelles, hôpitaux, etc. À ce jour, nous n’avons pas eu de réponse.











