Les masculins de Reichstett et Haguenau (N 3) et les féminines d’Achenheim/Truchtersheim (N 1) jouent une carte importante dans la course à la montée ce week-end.
A deux journées de la fin, l’heure du verdict va peut-être sonner avec un peu d’avance ce week-end pour les trois clubs bas-rhinois encore en lice pour une accession : Reichstett et Haguenau (N 3 masculine) et l’entente Achenheim/Truchtersheim (N 1 féminine).
Des trois, Haguenau avance dans la position la plus favorable. Au terme d’une saison remarquable, déjà mise en lumière par un superbe parcours en Coupe de France (élimination 33-41 en 8es contre l’actuel 6e de D 1, Tremblay-en-France), l’ASH de Patrice Eichhorn est toute proche du sacre dans la poule 6 de N 3. Avec trois points d’avance sur son dauphin Colmar, venu chercher le nul à Haguenau il y a quinze jours (26-26), les coéquipiers de Vincent Gilbert peuvent s’offrir leur visa pour la N 2 dès ce soir (20 h 30) à la maison des sports face à Dieulouard, 3e. Toujours privé de Mats Kuhn (ligaments croisés), l’entraîneur haguenovien avoue que son équipe « aimerait fêter la montée à la maison. » Mais il ne cache pas une certaine prudence. « Nous sommes fatigués. Dieulouard est une belle équipe (battue 22-23 à l’aller chez elle), qui n’a certes plus rien à jouer, mais qui peut nous rendre la tâche difficile si elle est motivée. Ceci dit, si mes joueurs clefs trouvent les ressources physiques et mentales, ça devrait aller. J’y crois dur comme fer. L’an passé, nous avons raté la montée pour un but en barrage. Cette fois, il n’y a pas de raisons que nous rations le coche. »
Dans la poule 5, le CS Reichstett vise lui aussi l’accession directe. Deuxième à 2 points d’Aubervilliers qu’il accueille demain à 16 h pour un fameux choc, le CSR, déjà assuré au minimum des barrages (comme Haguenau) depuis son succès du week-end passé contre Cernay-Wattwiller (33-24), va toutefois devoir accomplir une mission délicate. « Gagner de sept buts, après notre défaite 34-28 à l’aller en région parisienne », rappelle l’entraîneur Jean-François Schwartz. « C’est possible. Nous avons réalisé un super match contre Cernay. Il faut le rééditer. Je suis persuadé que mes joueurs seront à la hauteur. Face à une équipe très difficile à jouer, nous sommes capables d’un exploit. »
L’accession serait surtout pour Jeff Schwartz et sa troupe une bien belle façon de rendre hommage au coach adjoint Jean-Claude Chwarscianek, décédé le 27 mars à 60 ans. « Son décès nous a, quelque part, donné un supplément d’âme », insiste celui qui travaillait en étroite collaboration avec lui. « Il est toujours dans le vestiaire avec nous, dans notre cœur aussi. Nous lui dédions nos victoires et nous lui dédierions la montée. »
ATE diminuée
L’accession directe, l’entente Achenheim/Truchtersheim, 2e de N 1, ne peut plus y prétendre. Mais ce samedi (20 h) au collège d’Achenheim, elle peut valider son billet pour les barrages d’accession (contre Abbeville ou Poitiers) en écartant son premier poursuivant, Le Pouzin, vainqueur à l’aller 33-28, mais relégué à 2 points. Une ATE handicapée par les blessures longue durée d’Emmanuelle Witz (ligaments croisés), Laurence Schweitzer (ménisque) et, plus récemment, Sophie Schoep (qui passera aujourd’hui une IRM sur son genou touché). « Notre équipe n’est pas en pleine possession de ses moyens », constate le coach Bénédicte Ducrocq qui retrouve à peine « Mama » Auta Sana, à l’arrêt pendant 15 jours. « Mais jouer la 2e place est pour nous la cerise sur le gâteau. L’an passé à la même époque, nous luttions pour le maintien. Si nous perdons contre Le Pouzin, une équipe qui court beaucoup, riche de joueuses plus âgées et plus matures, ce sera terminé. Mais nous avons pour nous le toupet de la jeunesse. Sur les gros matches, les filles ont toujours répondu présent. Nous sommes chez nous et une défaite serait une réelle déception après notre super saison. »











