C’est une histoire totalement rocambolesque, aberrante, mais elle illustre parfaitement à quel point le sport marche parfois sur la tête en ce début de XXIe siècle. Les pilotes du championnat du monde des rallyes, dont Sébastien Loeb, devaient débuter hier le rallye d’Argentine, quelque part dans la pampa autour de Villa Carlos Paz. Ils n’ont pu le faire, la plupart des concurrents n’étant arrivés… au départ. Explication : la traditionnelle super-spéciale a été organisée à 700 kilomètres de là, dans la capitale Buenos Aires, dans le stade qui a accueilli la finale de la Coupe du monde de football en 1978. Après celle-ci, qui s’est déroulée devant des tribunes vides (le ticket d’entrée valait plus de… quatre matches de football !), les pilotes ont dû se passer de la visite du président Kirschner, avant une conférence de presse devant très peu de journalistes. Et en raison d’orages et de nappes de brouillard, certains équipages amateurs étaient retenus dans la capitale, provoquant l’annulation des sept premières spéciales. Les voitures, elles, sont arrivées à bon port par camions.
C’est bien l’essentiel au cœur d’une journée de dupes.











