Voici quelques nouvelles d’Amandine Grandjean, âgée de 21 ans, originaire de Chenebier, qui étudie les écosystèmes de la région de Punta de Manabique, au Guatemala.
Alors que je viens de terminer mon repas dominical, je ne résiste pas à l’envie de vous présenter un de mes plats préférés : le ceviche de camarones ou sorte de soupe froide de crevettes, achetées ce matin au marché pour 20 Quetzales la livre (soit 2 ). On y ajoute du jus de citron vert, oignons, tomates et coriandre, le tout finement hachés. Un régal !
Côté travail, je suis allée dernièrement réaliser à nouveau un suivi de traces de mammifères dans la forêt tropicale de l’aire protégée. Cette opération doit se faire deux fois par mois. Jusque-là, rien d’exceptionnel sauf que, par manque de pick-up (les véhicules de terrain de l’ONG), le directeur nous a emmenés, un « guardarecursos » (éco-garde), moi, et deux vélos, moyen par lequel nous sommes rentrés ensuite jusqu’à Puerto Barrios, à 11 h sous un soleil de plomb (12 kilomètres tout de même).
Capture d’oiseaux
J’ai également participé à une capture d’oiseaux. Nous avons procédé à l’aide de filets posés dans la forêt de la base militaire de Puerto Barrios. Après capture, nous avons fait des identifications et prélèvements sanguins, dans le but de suivre la présence du virus del Nilo (Virus West Nile). C’est un virus responsable d’une fièvre brutale, parfois aggravée de pathologies telles des encéphalites, qui peut provoquer des épidémies humaines ou des épizooties chez les chevaux. Cela avait atteint les chevaux camarguais en France en 2000. Il est transmis par des moustiques qui peuvent devenir vecteurs du virus après avoir piqué des oiseaux infectés. C’était mon premier « monitoring » (suivi) d’oiseaux et j’en garde un très bon souvenir ; j’ai pu tenir dans ma main un tout petit et superbe colibri.
PLUS LOIN Un blog à visiter pour suivre Amandine Grandjean : puntademanabique.uniterre.com











