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Itinéraire Le fils du garagiste de Lougres rêvait d’être paysan

Quand il était gamin, il rêvait d’être paysan comme le furent ses grands-pères. Ce retour à la terre, Valère Nedey y songe toujours « parce que j’aime les choses simples comme cultiver un jardin, manger une soupe de légumes ou deux œufs sur le plat, surprendre un lever de soleil sur la Forêt noire ».
À défaut de la terre, il fut trempé tout gosse dans la mécanique automobile avec son père Jean dont la photo trône sur son bureau de Voujeaucourt. « Né à Voujeaucourt, j’ai eu une enfance sensationnelle avec mes quatre sœurs. J’ai été élevé dans une famille modeste et humble. Notre seule richesse, c’était le cœur ». La saga Nedey débute il y a un demi-siècle. Jean Nedey crée un garage à Lougres. Il répare les tracteurs, voitures, machines agricoles et les mobs tandis que son fils poursuit ses études, passe un bac technique au lycée Viette, temple sacré de l’automobile. En 1975, il rejoint l’entreprise familiale puis part faire ses armes professionnelles chez Michelin à Clermont-Ferrand. Son périple passe par Boulogne-Billancourt « à l’époque des premiers bancs électroniques », rejoint Citroën quai de Javel puis Strasbourg, peaufine sa formation en commerce et comptabilité à Lyon et au Danemark. En 1984, il reprend le garage de son père à Lougres. Il met en application ces acquis chez les constructeurs, vend 300 véhicules par an. Citroën le nomme concessionnaire. En novembre 1989, il ouvre sa concession à Voujeaucourt avec une dizaine d’employés. Aujourd’hui, les concessions Nedey couvrent tout le Nord Franche-Comté. Ce succès professionnel n’a pas fait tourner la tête de Valère Nedey. L’homme est resté simple. Quand il arrive le matin à la concession de Voujeaucourt, il passe dans chaque bureau saluer ses employés. Son bureau à lui n’a rien de clinquant. Sobriété absolue. Quelques photos aux murs de sa famille et de l’abbé Pierre. Même pas un ordinateur.

Signe du Capricorne

« Malgré l’ampleur de la société, l’ambiance demeure très familiale assure Philippe Duroux. Valère Nedey est un battant, un fonceur qui a insufflé une politique basée sur la confiance dans la société. On tire tous dans le même sens. Travaillez chez Nedey, c’est une référence, un label de qualité. Du reste, il paye bien ses gens, de 20 à 25 % au-dessus de la convention collective, ce qui induit des exigences de qualité et de travail ».
« Pour être les premiers, il faut mettre en exergue son faire, son savoir, son savoir-faire et son faire savoir. C’est ainsi qu’on réussit, avoue volontiers Valère Nedey. Je n’ai pas de recette magique. Ce que j’entreprends, je le fais avec le cœur, l’envie et le souci du travail bien fait. Je ne suis pas un patron autoritaire. Je dirais plutôt dur mais juste ». Sa réussite repose sans doute sur sa disponibilité, sa réactivité, son audace et son contact avec les employés.
Du signe du capricorne, l’homme qui ne porte pas de cravate, roule en C6 noire ou trône entre les sièges en cuir une paire de bottes en caoutchouc pour aller « crapahuter dans la nature » avoue une « petite cinquantaine ». Il est né l’année de sortie de la traction Citroën 15 chevaux, six cylindres avec suspension hydraulique !

F.J.

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Valère Nedey devant les plans du nouveau site de Voujeaucourt, en compagnie de Philippe Duroux.
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La phrase

« Je ne détiens ni les codes, ni les clefs de mes entreprises. Quand le soir, vers 21 h 30, je quitte mon bureau pour rejoindre mon domicile, je coupe



Repères

1984 Valère Nedey reprend le petit garage familial à Lougres. 1989 Création de la concession Citroën à Voujeaucourt



Entreprendre La saga Nedey ou le parcours atypique d’un patron audacieux

De 2 900 m2 actuels, la plus importante concession Citroën de France implantée zone de la Cray à Voujeaucourt va multiplier par quatre -ou presque- sa superficie. Fin des travaux à l’été 2008. Cette ...





Jean Nedey est décédé en 1999.



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