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Heroic fantasy  : Un dragon de feu part en guerre
Chevauchant la belle Saphira, le jeune et blond Eragon se bat pour que reviennent les temps heureux. Epopée magique, «Eragon» mêle mythes et symboles.

Il était un temps… où la paix et la prospérité régnaient en terre d’Alagaësia. Les dragonniers avaient reçu de leurs dragons des pouvoirs magiques. Aucun ennemi ne pouvait les vaincre. Hélas, l’un des leurs, Galbatorix, décida de les trahir, de s’approprier tous les pouvoirs et d’en jouir seul.

Si vous n’êtes pas vraiment fan de sagas magiques, Eragon n’est pas vraiment le film qu’on vous conseille pour les fêtes de fin d’année. Mais si les dragons ou les épées flamboyantes ne vous effrayent pas et réveillent en vous quelques rêves d’enfance, alors le grand voyage initiatique d’Eragon vous fera passer deux petites heures loin du monde réel.

Roman déjà culte de Christopher Paolini, Eragon devait forcément venir enrichir l’heroic fantasy cinématographique, un genre où s’illustrèrent autrefois Excalibur et Conan le Barbare et plus près de nous, Le Seigneur des anneaux. Si son film paraît parfois manquer de moyens (certains plans font quand même singulièrement carton pâte), le réalisateur Stefen Fangmeier emprunte, pour Eragon, l’épée et les armures brillantes d’Excalibur mais aussi les batailles de la saga de Peter Jackson. Le tout en puisant largement dans l’environnement magique et «médiévalisant» des mythes et dans les éléments symboliques fondamentaux que sont la terre, l’air, l’eau et le feu.

En fait, Eragon (qui donnera lieu à une trilogie) se concentre d’abord sur l’aventure d’un mignon blondinet, qui devrait être un «argument de vente» pour les jeunes spectatrices, et sa rencontre avec le dragon Saphira qu’il a trouvé -destin plus que hasard- encore à l’état d’œuf. Avec sa future monture impétueuse, Eragon partage le même drame : tous deux sont orphelins…

Dans cette épopée, les comédiens n’ont malheureusement que peu d’occasions d’approfondir leurs personnages. Le jeune Ed Speleers est un héros inexpérimenté mais pur. Jeremy Irons incarne Brom, un mentor forcément prophète et porteur d’un pénible secret alors que Robert Carlyle, habitué du «cinéma social» anglais, se contente de grimacer méchamment en clone blafard de Nosferatu. Quant à John Malkovich (Galbatorix), tapi dans l’ombre, il se contente de strictement jouer les utilités…

C’est finalement la belle dragonne Saphira, représentante solitaire mais impressionnante de l’incontournable bestiaire fantastique de l’heroic fantasy, qui tire la couverture à elle. Bébé, elle ressemble à un gros toutou avant d’apprendre à cracher le feu pour le plus grand bonheur d’Eragon et de ses amis dans leur rude lutte du Bien contre le Mal. On vous laisse deviner qui, finalement, triomphera…

  • Eragon
    Heroic fantasy (USA – 1 h 45) de Stefen Fangmeier avec Ed Speleers, Jeremy Irons, John Malkovich, Sienna Guillory, Robert Carlyle, Djimon Hounsou.

  • Site officiel.

Pierre-Louis Cereja

 


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