Cinquante jeunes, issus de onze pays européens – la Lettonie, l'Estonie, la Pologne, la République Tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, l'Allemagne, la Suisse, le Royaume-Uni et la France- ont tenté l'aventure d'Eurizons, un voyage en auto-stop qui les a menés de Riga – Lettonie- à Strasbourg. Sur leur chemin, une mission précise les anime : sensibiliser les populations aux huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), adoptés au sommet des Nations Unies, en 2000, par les dirigeants de 189 pays. Ces objectifs internationaux sont les suivants : éliminer l'extrême pauvreté et la faim, assurer l'éducation primaire pour tous, promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans, améliorer la santé maternelle, combattre le VIH/sida, le paludisme et d'autres maladies, assurer un environnement durable, et mettre en place un partenariat mondial pour le développement.
« Flash-mobilisations » et auto-stop
Arrivés à Strasbourg, le 7 septembre, après deux semaines de périples routiers d'environ 500 km par jour et huit étapes dans les grandes villes de l'Europe du Nord-Est, ils ont d'abord fait escale au Parlement Européen pour remettre leur lettre ouverte aux politiques – demandant entre autres que 0,7 % du P.I.B de chaque pays européen soit consacré au développement- avant de démarrer les festivités, place Broglie, dans l'après-midi. Accueillis par une représentante de la Ville de Strasbourg et le président d'Humanis, les auto-stoppeurs ont attiré les passants par des spectacles de clowns et de théâtre de rue percutants : « Trois milliards de personnes vivent avec moins de 2 $ par jour », « 2/3 des personnes en extrême pauvreté sont des femmes », « pour une tasse de café ici, c'est 140 litres d'eau qu'on utilise au Brésil pour sa production », etc.
Culture et partage
La soirée du 7 et la journée du 8 ont été rythmées par des projections de films, des débats, des jeux de rôle, du théâtre et de la musique, dans le village d'Eurizons, au parc de la Citadelle, où une vingtaine d'associations strasbourgeoises ont rejoint les jeunes engagés. « C'est la dimension multiculturelle, le goût du voyage et l'objet même d'Eurizons qui m'ont attirée. C'est une pierre de plus dans le sens que je veux donner à mon quotidien », confie Marine, 24 ans, ancienne volontaire dans une ONG d'aide aux enfants du Cambodge. Organisé par le Global Education Network (GLEN) et Étudiants et Développement, qui regroupent une foule d'associations de solidarité internationale, Eurizons reprendra l'été prochain.











