L'avocat pénaliste mulhousien Thierry Moser est l'un des défenseurs de Christine Villemin, depuis le 5 juillet 1985. Il donne son point de vue sur l'affaire du téléfilm. « Au départ, Christine et Jean-Marie Villemin étaient très hostiles à l'idée même d'un film, dans la mesure où depuis de longues années ils vivent avec leurs trois enfants dans la plus totale discrétion. Nous avons consulté des juristes spécialisés et il est apparu que nous ne pouvions pas nous opposer à la réalisation du film en son principe. Ensuite, nous avons été quelque peu rassurés en apprenant que le film était réalisé par Raoul Peck, un professionnel sérieux et compétent, à l'intention de France 3 et de Arte, des chaînes parfaitement respectable », souligne Me Moser. L'avocat a visionné le film il y a trois mois à Paris : « Il s'en tient scrupuleusement au dossier judiciaire et notamment à l'arrêt de Dijon du 3 février 1993 qui, en près de cent pages, déclare notamment que la participation de Christine Villemin est tout à la fois invraisemblable et impossible, et qu'il existe contre Bernard Laroche des charges très sérieuses d'avoir enlevé Grégory le 16 octobre 1984 ». Se disant donc heureux de la valeur pédagogique du film de Raoul Peck, Thierry Moser comprend que le film est de nature à déplaire à la famille de Bernard Laroche qui avait été le premier inculpé, avant d'être tué par Jean-Marie Villemin. « Mais est-il juste d'essayer d'empêcher la diffusion d'une oeuvre ou d'obtenir des coupures alors que ce film respecte parfaitement le travail de la justice et sa décision capitale en faveur de la mère de l'enfant assassiné ? », conclut l'avocat mulhousien.











