En présentant le programme été 2007, le directeur régional d'Air France, Gilbert Lalanne, a reconnu qu'il s'agissait surtout d'un « exercice de prospective ». L'arrivée des TGV-Est va, en effet, « faire perdre entre 500 000 et 600 000 clients » au transporteur aérien sur la plate-forme de Strasbourg-Entzheim, selon le président de la CCI-67, Jean-Louis Hoerlé, gestionnaire de l'aéroport. Il rappelle qu'Air France représente « 89 % du trafic » de l'aéroport bas-rhinois et souhaite que la compagnie nationale « limite les dégâts au maximum » en maintenant « le plus de liaisons possibles vers Paris ». Gilbert Lalanne répond positivement aux souhaits du président de la chambre consulaire puisqu'il maintient « l'ensemble des vols au départ de Mulhouse, c'est-à-dire sept vols à destination d'Orly et quatre vols à destination de Charles-de-Gaulle ». Concernant Strasbourg, « les quatre fréquences à destination de Roissy sont reconduites tandis que huit vols, sur les douze assurés actuellement, seront programmés vers Orly ». Cela est rendu possible grâce à « la réduction des capacités, c'est-à-dire que les vols seront assurés par des avions plus petits », explique le directeur régional d'Air France.
Pas de plan social
Abordant l'impact social, Gilbert Lalanne a affirmé que l'arrivée du TGV-Est ne provoquerait « pas de plan social » grâce à une gestion prévisionnelle des emplois qui ont permis un redéploiement des effectifs, notamment vers le centre d'appels d'Illkirch : « 310 personnes travaillent à l'aéroport de Strasbourg, 180 personnes sont déployées sur la plate-forme de Mulhouse pour un effectif total en Alsace de 800 salariés ». Répondant indirectement au président de la CCI-67 qui est à la recherche d'une compagnie « low cost, à faible coût », qui s'établirait à Strasbourg, le directeur régional d'Air France a souligné que son entreprise proposait du « low fare », c'est-à-dire des faibles tarifs : « Nous avons la capacité de produire moins cher, ce qui explique que des allers simples à destination de Paris sont proposés à partir de 49 € ». Gilbert Lalanne a également commenté les chiffres du trafic passagers depuis le 1e r mars : « Il a augmenté de 2,60 % à Strasbourg — avec une baisse de 1,80 % vers Paris mais une hausse de 9 % vers les autres destinations nationales — tandis qu'il augmente de 5,7 % à Mulhouse — avec une hausse de 1 % vers Paris, malgré la concurrence d'easyJet, et 43,40 % vers les autres métropoles françaises ».











