Sept CRS, parmi les dix placés en garde à vue lundi dans les locaux de l'IGS (Inspection générale des services) dans le cadre d'une affaire de racket présumé sur des taxis étaient toujours entendus hier soir. Trois fonctionnaires ont vu leur garde à vue levée. Pour les autres, le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) devrait se prononcer aujourd'hui sur les suites à donner à cette affaire. Dans un communiqué, la Direction générale de la police nationale indique que « si les faits reprochés (aux policiers) sont avérés, les auteurs seront aussitôt sanctionnés sur le plan administratif ». Elle rappelle que « depuis le 11 septembre, dix fonctionnaires de la CRS autoroutière Nord-Ile-de-France, basée à Deuil-la-Barre sont entendus par les enquêteurs de l'IGS et confrontés aux témoignages des plaignants aujourd'hui au nombre de 12 ». Selon la DGPN, les vérifications effectuées à partir des déclarations des chauffeurs de taxi « ont permis d'identifier l'équipe de policiers ayant travaillé sur ce secteur les jours des faits dénoncés ». Dès la mi-août, l'IGS avait « mis en place un dispositif de surveillance destiné à prendre les fautifs en flagrant délit », mais ce dispositif « a dû être levé » après la révélation de l'affaire par un média.











