En plein débat parlementaire sur sa privatisation, Gaz de France a annoncé hier un bénéfice semestriel record de 1,7 milliard d'euros, supérieur aux attentes. Porté par la croissance des prix des hydrocarbures et des ventes à l'international, le bénéfice net a ainsi bondi de 44 % au premier semestre. Le groupe table désormais sur un bénéfice net supérieur à 2,2 milliards d'euros pour l'ensemble de 2006, contre plus de 2 milliards jusqu'à présent. Il espère également une croissance de son excédent brut d'exploitation supérieure à 20 % en 2006, à plus de 5 milliards d'euros. Le PDG du groupe, Jean-François Cirelli, a souligné que GDF était « prêt à aller de l'avant et à accélérer son développement », notamment avec Suez. Alors que pour la CGT, « l'envol » des résultats semestriels est lié à la hausse des tarifs du gaz de 26 % entre juillet 2005 et mai 2006, M. Cirelli a affirmé que le consommateur en France payait « l'un des gaz les moins chers d'Europe » et que GDF réclamait encore des hausses de tarifs qui couvrent les coûts d'approvisionnement. Il a même fait état d'un manque à gagner de 331 millions d'euros au 1e r semestre !











