L'Onu enquête sur une éventuelle modification par Israël de la « ligne bleue » qui sépare l'État hébreu et le Liban, considérée par des responsables militaires libanais comme une violation du tracé de la frontière, a-t-on appris hier. Un porte-parole de la Finul, Milos Strugar, a indiqué que des Casques bleus ont vu des Israéliens élever des séparations en territoire libanais près de Kfarkila, dans le secteur central de la frontière. Il a ajouté que ces constatations avaient été effectuées par des personnels sans qualification pour établir ce qui se passe avec certitude. « Nous avons envoyé une équipe d'experts pour enquêter », a-t-il expliqué. La « ligne bleue », tracée en 2000 par l'Onu pour servir de frontière entre le Liban et Israël, est physiquement marquée par des fils de fer barbelés. Mais M. Strugar a noté que dans certains secteurs, en raison de la configuration du terrain, la barrière avait alors été enfoncée en territoire israélien « parfois de plus de 300 mètres », par rapport au suivi de la « ligne bleue ». Considérant les nouvelles séparations comme une modification par Israël du tracé de la « ligne bleue », l'armée libanaise a protesté auprès de la Finul. « Israël est en train d'exploiter la situation », a estimé un porte-parole.











