Depuis le 23 juillet, 1 704 militaires français participent à la Force Baliste, dont l'objectif est d'aider les ressortissants français et de contribuer à la reconstruction du Liban. « Cela n'a pas été toujours facile d'accomplir notre mission, explique le commandant Bertrand Bonneau. Surtout quand nous devions ravitailler le poste de la Finul à Naqoura, et que les roquettes tombaient à moins de 1 000 m de nos chalands de débarquement. » À elle seule, la Force Baliste a évacué, pendant le conflit, 8 000 personnes de 71 nationalités différentes. « Il n'y avait plus personne, nous avons dû tout gérer », poursuit le commandant français. En effet, sa première mission a été d'évacuer les ressortissants et d'apporter l'aide humanitaire au Liban durant le conflit avec l'armée israélienne. Là, elle a notamment transporté 1 400 tonnes de fret humanitaire à Beyrouth, Tyr et Saïda. Tout ce matériel a ensuite été réparti par la Croix Rouge, le Croissant Rouge et autres ONG. De même, seule l'armée française a été capable de ravitailler la Finul à Naqoura, qui manquait de gazole, d'eau potable et de nourriture. Mais la Force Baliste, ce sont aussi tous ces bateaux qui surveillent et contrôlent les côtes libanaises depuis le 9 juillet. Conditions exigées par les Israéliens pour lever le blocus aérien et maritime du Liban. La marine nationale a donc envoyé deux frégates, le « Montcalm » et le « Cassard », qui resteront opérationnelles jusqu'à la relève par des bâtiments allemands. « Notre mission est de surveiller et de contrôler les côtes. Nous avons une liste des bateaux connus pour leur commerce illicite d'armes, et nous connaissons leur route maritime. S'il y a un bateau suspect, nous l'arrêtons et prévenons la marine libanaise », explique le commandant Bonneau. Dans cette mission de surveillance, les Français sont aidés par un patrouilleur grec, une frégate anglaise et trois navires ilaliens.











