Face aux critiques de journalistes qui écrivent que le contingent français arrive en retard au Liban, les officiers répondent qu'on ne pouvait pas s'engager sur un terrain miné. « Le plus important est de connaître le terrain. Il nous faut une photographie du terrain, pour connaître les itinéraires et aussi savoir où s'installer. » « Il faut bien prévoir l'installation de 15 000 militaires de l'armée libanaise, auxquels il faut ajouter entre 10 000 et 15 000 militaires de la Finul sur un terrain grand comme un département français. C'est la raison pour laquelle nous avons envoyé des spécialistes du Génie » précise le lieutenant colonel Jérôme Sallé, responsable communication des éléments français de la Finul. De nombreux terrains sont infestés de sous-munitions, qu'il faut dépolluer. Les militaires du 13e régiment du Génie du Valdahon sont au travail depuis le 24 août. Les Français vont donc s'engager en totale sécurité, dans les meilleures conditions. « On ne va pas au casse pipe » et c'est vrai que les militaires, âgés pour la plupart entre 17 et 25 ans, sont heureux de servir leur pays. « Ils savent qu'il y a des risques, et même s'ils ont une certaine appréhension, ils ont fiers de partir avec "leur" char ou "leur" radar. Pour les Leclerc, c'est la deuxième fois qu'ils quittent la France, après le Kosovo en 1999, et pour les Cobra, c'est la première fois », conclut le lieutenant-colonel Sallé.











