Les Européens ont salué comme un premier pas l'accord interpalestinien pour un gouvernement d'union nationale, mais attendent des gestes supplémentaires avant une reprise de leur aide, guettée avec impatience par une Autorité palestinienne financièrement exsangue. Le Premier ministre britannique Tony Blair a abordé la question dès hier, au lendemain de l'annonce d'un accord entre le président Mahmoud Abbas et le mouvement islamiste Hamas. Il s'est prononcé pour une levée des « sanctions économiques » contre l'Autorité palestinienne si celle-ci « respecte les conditions » posées par la communauté internationale. Or le Hamas a jusqu'à présent refusé de se plier à une telle demande, qui impliquerait de sa part la reconnaissance d'Israël et des accords de paix passés ainsi qu'une renonciation à la violence. Aussi, la présidence finlandaise de l'Union européenne (UE) et la Commission européenne affichent toujours une prudence certaine. Pour les Palestiniens, le principal enjeu à court terme est la reprise des aides financières directes de l'UE au gouvernement, notamment pour le paiement des salaires des fonctionnaires.











