Il est midi trente, la terrasse est inondée de soleil et balayée par un vent désagréable. Par bonheur, il reste une table libre contre le mur, situation privilégiée, à l'ombre et à l'abri. Un couple se dirige vers la table. Eh flûte ! Le redoutable petit carton « Réservé » y trône. Désolé, la table est réservée, confirme le garçon qui leur en désigne une autre, plein soleil, plein vent et juste à côté de la circulation qui défile. Et comme du côté du ventre il faut aussi penser au plein… Au bout d'une demi-heure, le soleil tape dur et la table réservée n'est toujours pas occupée. Entretemps, plusieurs couples se sont approchés et se sont fait éconduire. Pour l'établissement, ça va être l'heure de finir de servir. Ah ! Voilà le patron qui vient se pencher sur l'affaire. En fait de se pencher, il s'assied à la table réservée. Deux minutes plus tard, le chef de cuisine l'a rejoint. En tête-à-tête, ils prennent leur repas bien gagné.











