Casquette « New York City » vissée sur le crâne, Jimmy Cobb est apparu dans une forme « mortelle » (sic), hier après-midi à l'hôtel des Têtes.
« Jimmy Cobb, que retenez-vous de votre collaboration avec Miles Davis ? » Miles est parti mais on continue de m'en parler partout où je vais. C'est plutôt normal : qui d'autre reste-t-il pour l'évoquer ? Ce sont d'excellents souvenirs, Miles Davis est évidemment l'un des meilleurs musiciens avec qui j'ai joué.
« Vous avez accompagné les plus grands de l'histoire du jazz. Avez-vous retrouvé d'aussi bonnes sensations avec des musiciens moins connus ? » Il y a beaucoup d'excellents musiciens moins connus, aux côtés desquels j'ai vécu de grands moments. Néanmoins, je suis conscient d'avoir eu la chance de côtoyer des personnalités marquantes de l'âge d'or du jazz, c'est-à-dire ses héros. Cela dit, je peux apprécier de jeunes musiciens. Rob Bargad et Grant Stewart, qui m'accompagnent demain soir (N.D.L.R : ce soir) ne sont pas mal non plus !
« Quel regard portez-vous sur l'évolution du jazz ? » La musique est en perpétuel changement, elle vit. Louis Armstrong reste le numéro un car il a inventé le jazz tel que nous le jouons encore aujourd'hui. Il y a eu les années swing, puis le bebop et la musique continue d'évoluer. Au contact d'autres genres mais toujours en prise avec ses racines africaines. Quand j'entends encore aujourd'hui la qualité de certaines jams sessions, je me dis que le jazz se porte bien.
« Enfin, quel conseil donneriez-vous à un jeune musicien qui veut tenter sa chance sur la scène jazz ? » Tu veux monter à New York ? Super si tu as de l'argent ou de la famille sur place (rires). Sinon, travaille et travaille encore. Si peu de gens ont la chance d'arriver à en vivre.











