Jusqu'au bout, il y aura donc eu des dissensions entre les dirigeants de l'Écomusée et les responsables politiques. « Il n'y a qu'un seul rapport, c'est celui qui permet de sauver l'Écomusée », affirme le président du conseil général du Haut-Rhin, Charles Buttner, en citant « le plan de continuation, proposé en commun par le Département et par la Région Alsace », sur lequel le tribunal va statuer aujourd'hui. Il précise que le rapport du cabinet chargé de l'audit comprenait deux parties. La première, remise aux collectivités fin mai, consistait en « un document préparatoire, analysant la situation ». Après l'avoir étudié, les élus ont demandé à ses auteurs de le compléter par des hypothèses chiffrées. « Nous avions et avons toujours un seul souci, celui d'éviter la liquidation », assure Charles Buttner qui espère que le tribunal va décider le redressement judiciaire de l'Écomusée. Ce qui permettra « de repartir sur des bases assainies, dans un projet volontariste et enthousiaste ». Il rencontrera jeudi le président du conseil régional, Adrien Zeller. Ce dernier a accepté de régler la moitié des 2,2 millions d'euros que les deux collectivités vont verser pour éponger le passif de l'Écomusée, dont 500 000€ pour le plan social. La Région ne devrait pas participer à la subvention de fonctionnement – entre 400 000 et 600 000€ — que le Département devrait verser durant trois ans. Il restera à régler le problème du carrousel du XVIIIe siècle, vendu par la société Écoparcs à l'Écomusée, mais que l'association n'a pas payé. Le rapport proposait qu'il soit restitué à Écoparcs qui pourrait le revendre. « Je me battrai pour qu'il reste dans le patrimoine régional », promet la vice-présidente du conseil régional, Mariette Siefert. Cela risque d'augmenter encore la note.











