Le survol de l'Aire urbaine par un hélicoptère braquant un puissant projecteur en direction du sol a semé l'inquiétude, lundi soir, entre 22 h et 24 h. L'appareil, un Écureuil aux couleurs de la gendarmerie, appartient à la section aérienne de la gendarmerie de Dijon. Au terme d'une brève halte sur l'aérodrome de Courcelles-les-Montbéliard, où il a embarqué, le capitaine Yves Raguin, commandant de la compagnie de gendarmerie du pays de Montbéliard, a pris son envol en direction de l'autoroute A 36. « Nous avons pris la direction de la barrière de péage de Villars-sous-Écot, puis nous sommes remontés jusqu'à Belfort en suivant l'autoroute. Nous avons exercé une surveillance particulière de chacune des aires de repos depuis les airs », relate le capitaine. À bord, un équipage composé de deux pilotes, les gendarmes Yannick Herman et Perceval Laborie, ainsi qu'un mécanicien, le gendarme Éric Le Bihan. Deux heures durant, l'appareil a survolé l'espace aérien entre Belfort et Montbéliard, accordant une importance toute particulière aux zones économiques (zone industrielle de Technoland, base de loisirs de Brognard, Zac diverses). « Depuis l'hélicoptère, on a une vue formidable. Bien sûr, ce genre d'opération n'est possible que par temps clair. Le projecteur permet de fouiller les zones d'ombre et de détecter la moindre présence suspecte », explique le capitaine Raguin.
Six infractions constatées au sol
Cette opération, doublée de plusieurs points de contrôles routiers au sol, a mobilisé l'ensemble des militaires de la compagnie de Montbéliard disponibles ce soir-là, soit 24 hommes et femmes. Six infractions routières ont été relevées - dont trois pour conduite sous l'empire de l'alcool, avec des taux relativement faibles toutefois - sur les points de contrôle installés à Pont-de-Roide, Béthoncourt, Bavans et Étupes-Technoland. Il s'agit du cinquième contrôle coordonné de ce type depuis le mois de juillet. Des contrôles qui répondent à la volonté de sécurisation décrétée par le gouvernement. « Certes, le bilan est faible en terme d'infractions constatées. Mais l'impact sur les populations est important. La présence de l'hélicoptère est intrigante. Nous misons sur son effet dissuasif, car il apporte la preuve qu'il est opérationnel même en pleine nuit ! », conclut le patron des gendarmes montbéliardais, qui n'exclut pas d'organiser prochainement un sixième contrôle. « Nous avons la mission de surveiller plusieurs zones sensibles qui n'ont pas été épargnées par la recrudescence des vols de métaux au cours des derniers mois », se justifie l'officier, qui commente, soulagé. « Mais il n'y a eu aucun vol au cours de la nuit de lundi à mardi ! »











