La Saline d'Arc-et-Senans, propriété du Département du Doubs depuis 1927, est gérée depuis 1971 par l'Institut Claude-Nicolas Ledoux. Le bail vient à expiration et la majorité socialiste du conseil général souhaite « renforcer le caractère populaire » de ce monument exceptionnel.
100 000 visiteurs par an
« La notoriété n'est pas à la hauteur de l'importance du site. 100 000 visiteurs par an, c'est significatif, mais pas à la hauteur de ce qu'il mérite », estime le président du conseil général, qui ne souhaite pas pour autant « créer de rupture et avoir l'assentiment de l'Institut » et de sa cinquantaine de salariés. À cette condition, les trente-cinq élus du conseil général ont autorisé en juin dernier Claude Jeannerot à résilier la convention vieille de 35 ans. Il va falloir choisir une nouvelle structure juridique pour porter le contenu culturel et artistique de la Saline. Une gestion directe par la collectivité, une délégation de service public ou une société d'économie mixte (Sem) ? Des propositions seront faites avant la fin de l'année. Conscient que la capacité d'attractivité de la Saline est insuffisamment valorisée, le conseil général du Doubs souhaite que le site devienne un des éléments majeurs de sa politique culturelle. On sait d'ores et déjà que le président Jeannerot ressent la nécessité d'ouvrir « le consortium de partenaires » à l'État, aux collectivités (Région, ville de Besançon…) et à des acteurs économiques comme Solvay, Peugeot ou EDF.











