Si Zinedine Zidane avait lu « Astérix en Corse », il aurait joué les dernières minutes de la finale de la Coupe du monde. Il aurait peut-être marqué un but à la dernière seconde, il aurait peut-être inscrit le pénalty décisif dans la séance de tirs au but. Pourquoi ? Marco Materazzi, récipiendaire du coup de boule le plus célèbre, a précisé hier la teneur des « insultes » proférées à l'encontre du capitaine des Bleus. Alors que Zidane, retenu au maillot par le défenseur italien, lui lançait ironiquement qu'il lui donnerait son tricot à la fin du match, Materazzi lui rétorquait quelque chose comme : « Je préférerais ta soeur… » Notre icône nationale voyait rouge, avec le résultat — rouge — que l'on sait. Alors que s'il avait lu Astérix, il n'aurait pas manqué de se planter en face du malotru, de l'assassiner du regard jusqu'à ce qu'il se décompose et de lui asséner cette réplique de Carferrix (le frère de Chipolata) : « Romain, elle te plaît ma soeur ? » Un conseil éclairé à Raymond Domenech : pour battre l'Italie, ce soir, nul besoin de séances tactiques, de tableaux noirs. Il n'y a qu'une chose à faire : (re) lire Astérix.











