Philippe de Villiers a accueilli chaleureusement la délégation alsacienne. « Quand nous avons démarré en 1977, toutes les conditions étaient réunies… pour l'échec. Moi, je suis du bas bocage. Je suis arrivé ici avec ma 4L, pas d'argent, pas de subventions, pas de routes. Vous donnez un tel schéma à une école de commerce, vous avez un zéro pointé ! », raconte le président du conseil général de Vendée.
Le secret : l'émotion
Le génie de cette fantastique aventure transparaît dans les yeux des spectateurs, jeunes ou vieux, quand ils quittent, enchantés, la CinéScénie où 14 000 d'entre eux à chaque représentation viennent vivre un pur moment de bonheur. Une recette sans apprêts que « Philippe », comme on l'appelle ici où il est un tout autre homme que le leader souverainiste aux idées populistes que l'on connaît au plan national, résume en quelques mots : « Le secret du Puy du Fou, dit-il, est très simple. Le coeur du coeur, c'est l'émotion ». « Si un tel spectacle doit voir le jour en Alsace, exprime pour sa part le professionnel du tourisme Thierry Speitel, il marchera si on arrive à y mettre de l'affectif et de la sensibilité. Il faut arrêter de vouloir imposer au marché ce que le marché ne veut pas. Les gens cherchent du rêve, du plaisir, de la fête ». Donc, le Puy du Fou est devenu une formidable locomotive économique par laquelle la Vendée retient des touristes venus d'abord pour la mer (les Sables d'Olonne et 250 km de côtes). C'est pour les fixer un peu plus que vient d'ouvrir cette année l'Historial de la Vendée aux Lucs-sur-Boulogne.
Sentiment d'appartenance
Mais de toutes les images qu'on garde d'un voyage en Vendée, il en est une qui émerge particulièrement : c'est le sentiment d'appartenance de toute une communauté à la même aventure. Les Puyfolais — comme on nomme les 3000 participants au spectacle nocturne — sont d'abord soudés par une fierté, la même pour tous. « Le Puy du Fou, renchérit Philippe de Villiers, c'est un acte d'amour », construit autour de valeurs « également partagées, dit-il, par l'Alsace, comme la tradition associative et le bénévolat ». « Comme nous, vous avez un sentiment d'appartenance fort. Ça vaut de l'or ! », précise-t-il avant de dire encore à ses hôtes qu'ils ont, en Alsace, « quelque chose d'exceptionnel, l'Écomusée » et « un homme qui cl'sa beaucoup impressionné, Marc Grodwohl ».











