En annonçant hier, à l'issue de la réunion du comité technique paritaire départementale, 19 annulations de fermetures de classe prononcées avant les vacances, l'inspecteur d'académie Gilles Pétreault a sans doute fait l'essentiel pour calmer la grogne des parents d'élèves. Les huit ouvertures de classe, qui viennent s'y ajouter, au vu de situations nouvelles constatées à la rentrée, vont dans le même sens.
« On a assoupli les choses »
Quant aux ajustements en enseignement bilingue, ils apparaissent comme anecdotiques, même s'ils ressortent de l'un des dossiers les plus lourds de l'académie. Gilles Pétreault a d'ailleurs reconnu, hier soir, que l'une des raisons qui l'ont amené à rehausser les fameux seuils d'ouverture de classes (27 élèves, 25 en ZEP) était la nécessité, à partir des postes dont il dispose, d'assurer le remplacement progressif des contractuels, chargés d'enseigner l'allemand et rémunérés par les collectivités, par des enseignants titulaires, formés à l'IUFM. A quoi, dans les syndicats notamment, on répond que cette charge supplémentaire doit être assumée par l'Etat. « On a appliqué la grille », a encore commenté l'IA à propos de la nouvelle carte scolaire, tout en reconnaissant que là, où cela se jouait « à un ou deux élèves », « on a assoupli les choses ». C'est le cas, par exemple, à Kingersheim, Saint-Louis, Kembs, où la stricte logique des seuils aurait voulu qu'on ferme une classe dans certaines écoles. Par contre, même « limitées au minimum », certaines fermetures demeurent, comme à Flaxlanden ou Kaysersberg, où il n'est pas exclu que le mécontentement des parents et des élus s'exprime à nouveau.
Décisions arbitraires
A noter encore que le député-maire UDF de Pfastatt Francis Hillmeyer, qui était déjà intervenu auprès de Gilles de Robien, a fait savoir, hier, qu'il lui avait à nouveau écrit. M.Hillmeyer a notamment demandé au ministre de ne pas le faire apparaître comme « un illusionniste » après qu'il a annoncé qu'il n'y aurait pas de fermeture dans le département. Les cas évoqués dans sa lettre sont, en tout cas, réglés par les décisions du CTPD. Jean Ueberschlag, député-maire de Saint-Louis, a, lui aussi, rappelé à l'inspecteur d'académie les promesses de son ministre. Lui aussi obtient satisfaction sur les trois cas cités. Côté syndical, on réclame d'abord de revenir sur des « seuils d'ouverture trop élevés ». Mais, pour l'heure, puisqu'ils existent, Jean-Marie Koelblen du SNUipp-FSU réclame que « tout le monde soit mangé à la même sauce » et, logiquement, dénonce « des réouvertures, dans quatre endroits, en dessous des seuils » et, donc, des « décisions arbitraires ».
A Flaxlanden, où l'on manifestait déjà en juin, la fermeture est maintenue.Photo Denis Sollier











