Le ministère de l'Éducation nationale a lancé hier une offensive contre les violences scolaires telles que le racket, le bizutage ou le « happy slapping » (gifle filmée par téléphone portable) via une circulaire et le lancement de deux guides pour tous les enseignants. Le ministre Gilles de Robien avait choisi de présenter ce dispositif national dans un établissement « symbolique » : le lycée professionnel Louis-Blériot d'Etampes (Essonne), devenu tristement célèbre le 16 décembre 2005 après une violente agression au couteau d'une enseignante de 27 ans, Karen Montet-Toutain. Interrogée sur Europe 1, Karen Montet-Toutain a reconnu que « le dossier violence scolaire avance » mais jugé « déplorable » que le ministre de l'Education se rende à Etampes « un jour de rentrée scolaire des élèves ». Après la multiplication des violences, le ministère a accéléré la création d'un nouveau guide diffusé à 150.000 exemplaires pour tous les établissements intitulé « Réagir face aux violences en milieu scolaire ». Il indique aux personnels la conduite à tenir en cas de bizutage, violences sexuelles, violences entre élèves ou comment prendre en compte le « happy slapping » qualifié de « phénomène de plus en plus répandu et banalisé par les élèves dans les établissements scolaires ». Un autre guide « Mémento », dédié spécifiquement aux chefs d'établissement, a également été présenté hier. Rédigé par les ministères de l'Intérieur, de la Justice et de l'Education, il donne des repères précis pour réagir en cas de violences (articles de loi et qualification pénale notamment). Enfin, une circulaire interministérielle sur la « prévention et la lutte contre la violence en milieu scolaire », a été adressée aux directeurs généraux de la police et de la gendarmerie, aux préfets et aux recteurs d'académie et publiée jeudi au Bulletin officiel de l'Education nationale.











