Patronat et syndicats des hôtels, cafés, restaurants se retrouvent aujourd'hui pour une réunion décisive de négociations autour d'un texte commun CFDT-ministère du Travail, en vue d'un accord sur le temps de travail et les salaires. Un échec serait synonyme de cataclysme pour ce secteur privé de grille salariale depuis 1997, et sous la menace d'une décision du Conseil d'État relative à l'accord de juillet 2004 portant à 39 heures la durée du travail en contrepartie d'une 6e semaine de congé. L'invalidation de cet accord contraindrait les employeurs à payer rétroactivement 18 mois d'heures supplémentaires aux 800 000 salariés. D'où l'embarras du patronat de la branche, qui s'est déclarée « prêt à négocier mercredi, mais pas à n'importe quel prix », selon André Daguin, président de l'Union des métiers de l'industrie hôtelière. Pour la CFDT, les propositions « ne peuvent pas être refusées par rapport à une décision du Conseil d'État qui sera bien plus coûteuse ». Elles consistent notamment en « l'abandon » des heures d'équivalences, comprises entre la 36e et la 39e heure, que le patronat ne compte plus en heures supplémentaires depuis 2004, et en « l'octroi d'une grille de salaires en euros et le paiement des heures supplémentaires dès la 36e heure ».











