Présidée par Martine Diffor, conseillère régionale, Patrimoine et emploi est une association à but non lucratif, à vocation sociale et patrimoniale. Elle a pour but de favoriser l'accès à l'emploi, l'insertion dans le monde du travail de personnes en difficulté, en leur proposant des actions de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine. « Après une période de démarrage, essentiellement occupée par des démarches administratives, nous avons embauché un chef de chantier, Xavier Jeandel, de Ranspach, un licencié de la société Lippert. Il sera chargé d'animer l'équipe sur le terrain. Il a fallu trouver une personne compétente, capable aussi bien de mener un chantier que d'accompagner des personnes en difficulté. Son salaire est entièrement pris en charge par l'association. Par la suite, nous avons recruté sept autres demandeurs d'emploi, dans le cadre de Contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE), qui sont pris en charge à 95 % par l'État. Les premiers salaires, payés fin mai, ont été avancés par l'association, en attendant la régularisation par l'État », explique la présidente. Pour démarrer, l'association a bénéficié de l'aide de la communauté de communes, du syndicat mixte du barrage et a contracté un prêt, notamment pour acheter un véhicule et de l'outillage. Des locaux de l'ancienne MIW ont été mis à sa disposition par la communauté de communes. Patrimoine et emploi est lié de près avec l'association intermédiaire ARCS (Actifs, retraités, chômeurs solidaires), qui assure notamment sa logistique et son secrétariat, en attendant que la nouvelle association vole de ses propres ailes.
Un label « Chantier d'insertion »
« Une convention pour obtenir le label de chantier d'insertion a été passée avec la Direction départementale du travail. Elle donne droit à des aides, contre justification de retour à l'emploi », commente Martine Diffor, entourée d'une solide équipe de bénévoles (lire en encadré). « Notre but n'est pas de garder ces personnes en difficulté, mais de leur proposer une expérience professionnelle, de les former, avec le concours d'organismes spécialisés, pour mettre en place une passerelle sur la voie du travail, pour leur redonner goût à une activité valorisante, afin qu'ils trouvent un emploi durable. Pour l'instant, nos moyens ne nous permettent pas d'embaucher des personnes supplémentaires mais dès qu'un de nos salariés aura trouvé un emploi, il libérera une place », explique Denise Arnold, secrétaire de l'association. La maçonnerie, le pavage, le travail du bois, le défrichage et le débroussaillage constituent les tâches essentielles confiées à l'association, par les collectivités locales. Les entreprises de la vallée vont être contactées pour mettre en route des partenariats. Le premier chantier a démarré le 15 mai, dans le Parc de Wesserling et en juillet un projet important va voir le jour sur les ruines du Schlossberg, qui domine le lac de Kruth-Wildenstein. « Pour valoriser leur travail patrimonial, les employés seront associés à la mise en valeur et à l'animation touristique du site, en participant activement aux visites guidées, pour ceux qui le souhaitent. À terme, nous aimerions nous constituer des fonds propres, pour participer à des animations, au service du patrimoine, pour générer des emplois », ajoute Martine Diffor.











