L'actualité
Nos archives
Retour au Journal

 

Ludix teigneux

Puissant mais toujours aussi léger et accessible financièrement, le Ludix Blaster de Peugeot a de solides arguments sur le marché du scooter 50 cc.

Lors des essais presse de Peugeot motocycles, la blague entre journalistes était de savoir jusqu’où on avait réussi à pousser l’aiguille du compteur du Ludix Blaster. Normalement, elle aurait du se bloquer à 45 km/h. Oui, mais on avait des versions « libres », ce que deviennent en réalité 80 % des scooters 50 qui circulent en France. Le compteur annonçant fièrement 80 km/h, l’aiguille aurait du s’arrêter sur cette marque. Mais avec un peu de vent dans le dos et un pilote léger, elle continuait à tourner pour s’arrêter sur une des lettres Ludix inscrite en fond. Bref, sans se livrer à des calculs hypothétiques sur la vitesse maximum de l’engin, on peut certifier que ce petit 50 deux temps dorénavant refroidi par eau marche comme une balle.
Le petit monocylindre deux temps placé horizontalement « miaule » joyeusement et ne donne jamais l’impression de s’essouffler. La « faute » au refroidissement liquide qui a permis aux ingénieurs PMTC d’obtenir un bien meilleur rendement sur ce moteur déjà joyeux en version à air, et surtout au poids de même pas 80 kilos qui offre des accélérations étonnantes. La puissance de 4,3 chevaux sur le Ludix One grimpe, avec le Blaster,à 6,2, ce qui équivaut à une augmentation de puissance de 50% !

Prix canon, finition moyenne

Un Ludix, c’est quoi finalement? Un cadre tubulaire, un moteur, une poignée de gaz et basta. On démarre avec le démarreur ou le kick, on visse et on laisse le moteur prendre des tours. Pour s’arrêter, on profite du disque avant «pétale» de 170 mm assez puissant - ce qui n’est pas vraiment le cas du tambour arrière - et on balance joyeusement l’ensemble dans chaque virage. Le moindre écart se rattrape facilement en posant un pied par terre et globalement l’engin - certes vif au changement d’angle - reste relativement sûr, même si sur l’angle on lui préfère le Jet C-Tech 50 LC doté de la même motorisation (lire ci-contre), mais plus lourd de 26 kilos et doté d’un empattement plus long (1314 mm contre 1210 mm). Qu’est ce qui va donc permettre à ce Blaster de pulluler devant les collèges et les lycées? Sa bouille craquante assurément, mais surtout son prix canon de 1740 euros, quand un MBK Booster Nitro 50 cm3, également à refroidissement liquide, coûte 2229 euros. Côté défaut, on regrette des rétros sport imitation carbone qui renseigne peu sur ce qui se passe derrière et une finition qui mériterait d’être de meilleure qualité. C’est peu et avec ce nouveau trublion, la famille Ludix n’a pas fini de faire des petits chez les ados !

Laurent Gentilhomme

 
 

Moto-Net. Un beau graphisme, un ton décalé, routard et malin et une lettre d'informations fiable.

Cybermotard, un véritable magazine pas joli, joli mais bourré d'infos fraîches et réactualisées.
Une belle rubrique consacrée au Tourist Trophyiens.

Motoweb, développé par Yves N'Guyen. L'essayer c'est l'adopter et surtout l'assurance d'alourdir votre facture téléphonique...

Moto Station, un site généraliste bourré d'infos et d'essais de qualité. Un vrai travail de journaliste en ligne.

Le repaire des motards, le site champion en matière d'audience. Un ton décalé, des forums qui sentent la gomme brulée et des informations sérieuses.

 

Retour au Journal
Ouvrir le menu
Ouvrir le menu
Ouvrir le menu