Pour cette 26e édition du Salon Habitat Énergie, la surface dédiée au « bien-être et santé » n'a jamais été aussi vaste, révélant ainsi la demande de plus en plus pressante des individus soucieux d'améliorer leur vie terrestre. Kinésiologie, sophrologie, géobiologie, etc., chacune de ces démarches fait du corps le point de départ d'un travail sur soi. Visite guidée dans les allées du hall 4 du Salon colmarien. Kinésiologie. « Ce n'est pas une science mais une technique, précisent d'emblée Mireille Burrus et Myriam Oberlé. Cette technique permet d'aller à la mémoire du corps. Car toutes nos cellules ont enregistré les événements de notre vie, et bien avant notre naissance. Ce qui est vécu est une longueur d'onde inscrite dans l'ADN. C'est scientifiquement prouvé ». Le kinésiologue dit être un « écoutant » aidant la personne à aller vers « son être essentiel ». Mireille parle de « mieux-être », Myriam de « vrai-être ». Elles invitent à une compréhension de ce qui tourmente l'individu : manque de confiance en soi, dépression, douleurs physiques… « Les gens ont besoin de vérité et il s'agit pour eux de pouvoir mettre des mots sur leur vérité. Pour que chaque personne puisse se sentir reconnue dans ce qu'elle est ».
“ Enfin faire parler ses émotions”
Sophrologie. « C'est une méthode de relaxation physique, un concept scientifique concret, pragmatique », indique Zagal Francesca, sophrologue. Là aussi, l'individu recherche « une certaine harmonie entre le corps et l'esprit. Un certain degré de relaxation permet de faire surgir des émotions vécues par le passé et refoulées dans l'inconscient. Le but est de pouvoir les comprendre, de les regarder en face et ainsi les dépasser ». Le corps étant considéré comme « l'expression de notre vie intérieure et de nos souffrances », la sophrologie tente d'atteindre « les blessures de l'âme ». Dans ce même esprit, la bioénergie aborde activement le corps de façon à « sentir les tensions et les blocages. Il s'agit de développer ce qui fait du bien et induire ainsi un ordre positif au mental ». Iridologie. « La partie colorée de l'oeil, l'iris, constitue un terrain génétique permettant de connaître les prédispositions d'un individu aux maladies », explique Christine Tibéri-Zind qui rappelle que les Égyptiens utilisaient l'observation de l'iris pour connaître « la santé de l'âme ». « L'iridologie, couplée à la phytothérapie et au respect d'un certain équilibre alimentaire permet d'agir sur les maladies chroniques telles que l'arthrose par exemple. On ne travaille pas dans l'urgence mais sur le long terme ». Art et « mieux-être ». « En me branchant sur l'énergie de la personne, ma main va dessiner des parties de sa vie intérieure, explique pour sa part Daria Schneider, artiste peintre. Le tableau représente les principaux noeuds de cette personne à qui j'explique les sentiments qui m'ont traversé ». Là aussi, il s'agit de faire « remonter les émotions pour mieux les dépasser ». Pour Sandrine Hasselwander, peintre, « le corps raconte une histoire ; il est le point de départ d'une blessure peut-être ancestrale ». Le peintre va alors jeter sur la toile ce qu'il ressent au contact de la personne invitée alors à « enfin faire parler ses émotions ». Géobiologie. « Nous recherchons les rayons électro-magnétiques qui peuvent perturber la santé des habitants pour les détecter et s'en protéger, explique Gilbert Christmann, président des sourciers et géobiologues d'Europe. Les passages d'eau ou les failles sous ou à proximité des maisons d'habitations peuvent provoquer « des troubles du sommeil, de la fatigue, des étourdissements, etc. » À l'instar des méthodes citées plus haut, la géobiologie érige « le corps au centre des préoccupations du géobiologue. Notre société fabrique des personnes plaçant en premier lieu le faire et l'avoir. Aujourd'hui, la tendance est à la redécouverte de l'être. Et pour parvenir à l'être, il faut être dans le bien être ».











