Art'Katéo est née de plusieurs envies. Au départ, les sept membres fondateurs souhaitaient organiser une exposition de leurs photographies. Un premier échec aurait pu les démotiver, mais il n'en est rien. Ils sont tous restés accrochés à l'idée. Et la meilleure manière dont ils disposent pour concrétiser ce projet, reste l'association. « C'est plus simple pour les démarches de réservations de salle, de demandes de subventions, etc. » estime Sandra Ginglinger, secrétaire adjointe d'Art'Katéo. « On aurait pu créer l'association juste pour l'expo, mais on veut être plus large que ça. Un des fondements de l'association est de nous développer nous-mêmes au travers de ce qui nous tient à coeur. » poursuit-elle. Résultat : l'exposition collective est déjà programmée en septembre prochain, au Koifhus. Comme l'humanitaire fait partie de leurs préoccupations, leur première action en tant qu'association sera de vendre leurs photos au profit de la Croix-Rouge. Six photos ont été sélectionnées, et imprimées au format poster, ou format standard, à 200 exemplaires chacunes. L'action est prévue sur quatre jours (les 21, 22, 28 et 29 janvier), au magasin Rond-Point de Logelbach. Hypermarché qui demeure leur lieu de rencontre privilégié, et un des liens des membres. La plupart d'entre eux travaillent là-bas, et s'y sont rencontrés. Mais ce qui relie réellement les membres d'Art'Katéo, c'est l'art. Tous sont sensibilisés à la photographie. « L'association allie des autodidactes et des étudiants aux Beaux-Arts. C'est une chance, parce que ça booste les deux. C'est un conflit constant entre conceptuel et traditionnel… » ajoute Roselyne Straumann, secrétaire d'Art'Katéo. Si conflit est peut-être trop fort, dialogue conviendrait mieux. À chaque instant, les conceptions sur la photographie s'affrontent, entre les puristes de l'argentique, les amateurs de nus, les purs conceptuels, les narratifs, etc. Par exemple, Thierry Schoenenwald ne travaille pas sur la mise en scène. Ses photos prises sur le vif développent des séries de photos sur un thème identique. Pour Roselyne Straumann, la photo est plus narrative, et par là même plus intellectualisée. L'esthétisme des nus de Sandra Ginglinger est allié à la poésie de ses textes. Chacun son style, chacun son envie, chacun son écriture photographique. Toutefois, aucun des sept membres fondateurs n'est bloqué dans un seul style. La richesse de leurs expositions naîtra sans doute de ces antagonismes.











