UNE BIBLIOTHÈQUE DE 400 000 OUVRAGES.- Le 9 janvier, Michel Guy, secrétaire d'État à la Culture, inaugure la nouvelle bibliothèque municipale de Strasbourg, rue Kuhn. Coût de la réalisation : plus de 13 millions de francs. L'espace est prévu pour accueillir 400 000 ouvrages pour 300 000 visiteurs par an et autant de prêts. Dans la ville où Gutenberg aurait inventé en partie le système d'imprimerie, l'événement est de taille à l'heure où le son et l'image prennent le pas sur l'écrit. Un mois plus tard, deux nouvelles salles de lecture s'ouvrent à cette même adresse. À noter qu'il est également possible d'y emprunter des disques et des cassettes. ARTS ET TRADITIONS POPULAIRES.- L'idée vient du conseil général du Bas-Rhin : le 16 février s'ouvre, toujours à Strasbourg, l'Institut des arts et traditions populaires d'Alsace. Quel meilleur président pouvait-il se choisir que Germain Muller, le célèbre animateur du Barabli ? Le centre a pour vocation de se spécialiser dans la recherche et la création régionales. Il a aussi pour but de réunir les plus grandes personnalités de la région pour qu'elles travaillent à une meilleure connaissance du passé de l'Alsace et au développement de la connaissance de la région dans le reste du pays. DÉBAT RÉGIONAL.- En mars, a lieu au conseil régional le premier grand débat destiné à dégager des orientations pour une politique culturelle en Alsace. Les intentions sont louables et nombreuses, mais pour l'instant, les moyens ne sont pas là. CHARTE CULTURELLE.- Enfin, le 30 juin à Ribeauvillé, Michel Guy, de retour en Alsace, signe la Charte culturelle alsacienne, la première en France, émanation concertée des élus de la région et du secrétariat d'État à la Culture. La charte doit notamment avoir pour effets de promouvoir une meilleure utilisation des équipements et de soutenir les initiatives locales. Elle fait le voeu de réaffirmer l'identité culturelle de la région, de favoriser son épanouissement et de permettre à tous d'y accéder.
La bibliothèque municipale de Strasbourg, construite pour abriter 400 000 ouvrages.
Jean-Marc Loos











