On ne compte plus les victoires du coureur cycliste belge Eddy Merckx. Sur la « grande boucle française », il passera le témoin au Français Bernard Thévenet en 1975, après avoir gagné cinq fois l'épreuve. À la fin de cette année 1972, il a déjà à son compteur 337 victoires, dont 56 sur le circuit amateur. Il est déjà trois fois champion du monde sur route, quatre fois vainqueur du Tour de France, trois fois premier sur le Tour d'Italie, une fois champion d'Europe et il a déjà terminé sept fois en tête du championnat de Belgique sur route. La grande force de Merckx, c'est sa rage de vaincre qui ne séduit pas forcément le grand public. Car celui-ci a le sentiment qu'elle s'exprime parfois au détriment du fair-play de rigueur dans le milieu cycliste. Mais le sportif et les spectateurs savent qu'il n'y a que cette force qui fait les grands champions. Souvenons-nous de Louison Bobet qui, à ses débuts, n'était pas apprécié parce qu'il semblait trop fragile et parfois trop gentleman. À la fin de sa carrière en 1978, Eddy Merckx totalisera 525 victoires, toutes épreuves confondues.
18 juillet 1972 : Eddy Merckx devant Cyrille Guimard, entre Aix-les-Bains et le Mont Revard (15e étape du Tour de France).
AFP











