En 1923, lors de la première édition des 24 heures du Mans, les vainqueurs bouclaient la course à une vitesse moyenne de 92 km/h. En 195 5, les normes sont tout autres, la moyenne se situant autour de 200 km/h. La course connaît déjà une grande notoriété et des milliers de spectateurs se massent sur les bords du circuit, pour assister à l'un des plus beaux challenges de la saison automobile. Au 33e tour, quatre véhicules abordent la longue ligne droite du parcours. Ils sont lancés à plus de 250 km/h. Le Britannique Hawthorn est en tête, suivi de son compatriote Macklin, du Français Levegh et de l'Argentin Fangio. Alors que Hawthorn donne à ses concurrents l'impression qu'il va s'arrêter au stand de ravitaillement, il reste en piste. Macklin parvient à l'éviter, mais Levegh le percute violemment. Les deux voitures sont projetées dans la foule où elles explosent. 86 spectateurs sont tués sur le coup, plus d'une centaine d'autres sont blessés. Charles Faroux, directeur de la course, décide de la relancer car, dit-il, « même quand il arrive une catastrophe, la loi du sport impose de continuer »…
La Mercedes de Levegh a percuté une tribune avant d'exploser. Le pilote (allongé au sol) a trouvé la mort, comme plusieurs dizaines de spectateurs.
AFP











