On se souvient qu'en 1950, Maurice Herzog avait conquis l'Annapurna (8078 m), l'un des quatorze sommets de plus de 8000 mètres de la chaîne de l'Himalaya. Les cimes de 6000 et 7000 mètres ont déjà été explorées depuis la fin du siècle précédent. Les Alpes n'intéressent plus ces aventuriers d'un nouveau genre. Non, ce qui les intéresse désormais, c'est de dompter tous ces toits du monde, et surtout le premier d'entre eux : l'Everest, situé à 8848 mètres d'altitude. Mais l'ascension n'est pas sans danger : à-pic vertigineux, gouffres insondables et raréfaction de l'air à haute altitude sont autant d'obstacles à surmonter. En 1952, une équipe suisse a déjà tenté l'expérience, mais elle a dû renoncer. Les Anglais essuient aussi un premier échec. Ce printemps, ils sont dix alpinistes, 28 sherpas et 350 porteurs, qui établissent un camp de base à 5445 mètres d'altitude. D'autres camps relais sont installés jusqu'à 8000 mètres. Le 29 mai, le Néo-Zélandais Hillary et le sherpa Tenzing attaquent l'arrête aiguë qui mène au sommet. À 11 h 30, ils touchent au firmament. Tenzing laisse des biscuits en offrande aux dieux qui ont permis cet exploit.
Le 29 mai 1953, Hillary et Tenzing atteignent le toit du monde.
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