Fille d'une famille nombreuse marocaine installée dans le pays de Montbéliard depuis de nombreuses années, Anissa Lahboub disparaît de son domicile le 7 août 1999 à l'âge de 16 ans et demi. Son corps est découvert le 17 mars 2000 dans le bois d'Allondans, en bordure de route, par une patrouille de gendarmerie. L'autopsie ne permet pas de déterminer avec précision les causes de la mort. Elle conclut à un probable « étouffement ». Emballé dans deux sacs plastique le corps était nu, une cordelette reliant son cou à ses membres inférieurs et supérieurs. Un bâillon fixé par du ruban adhésif lui masquait la bouche et le nez. Sous le corps, les enquêteurs ont également retrouvé un pistolet à gaz. Plutôt sérieuse sur le plan scolaire, Anissa avait des velléités d'émancipation et menait une vie d'adolescente occidentalisée. Après avoir suspecté parents, amis, ex-petits amis, les enquêteurs ont privilégié la piste familiale. « Pour la punir de son comportement », le père et le frère l'auraient bâillonnée et séquestrée avant de constater sa mort « accidentelle » par étouffement. Une thèse totalement infondée selon la défense.











