Depuis 1998, Cellutec emballe Gucci. Les parfums. De jolis petits écrins tout de mousse que la PME haut-rhinoise et ses quelque 80 salariés fabriquent par milliers dans leur nouvelle usine de Pont d'Aspach. Inauguré ce matin, le site n'est somme toute guère plus vaste que celui que l'entreprise occupait encore pleinement en avril dernier à Strueth, 5000 m2 couverts, mais plus rationnel, il permet une meilleure organisation des flux avec pour dividendes attendus une meilleure productivité et une réduction des coûts. Surtout, explique Richard Regnier, président du groupe Cellutec — la société mère alsacienne et deux filiales, le tout filiale du groupe Amiquar — « nous voulions nous donner les moyens de pouvoir répondre à une accélération du marché ; ce que nous ne pouvions plus faire à Strueth ».
La monoclientèle est un vilain défaut
Le marché, justement, tient bon rythme. Cellutec devrait améliorer ventes et résultat cette année — 20 millions d'euros en consolidé et une marge nette de 4 % — tirés par un secteur automobile roulant bon train et une diversification soigneusement menée. « Il y a une dizaine d'années, l'électronique assurait 80 % de notre activité et l'automobile ne représentait rien ; les deux en sont aujourd'hui à parts égales, autour de 30 % chacun, et deux nouveaux débouchés comme la cosmétique et, plus récemment, l'acoustique, assurent plus de 20 % de nos ventes ». Spécialité de Cellutec ? L'emballage technique et les calages en mousse de polyéthylène à partir d'une matière première fournie principalement par Dow Chemical (Drusenheim). « Une matière première qui justifie à elle seule notre déménagement, explique Dominique Antoni, le directeur du site de Pont d'Aspach, car elle est très volumique et plus notre activité augmente, plus nous avons besoin de place ». C'est le cas : depuis 1997, le chiffre d'affaires a été plus que doublé et Richard Régnier espère bien remettre ça d'ici 2010. En témoigne la réserve foncière de Pont d'Aspach…
Surtout le surmesure
Parmi ses forces, l'entreprise peut compter sur son bureau d'études (la vraie valeur ajoutée du métier) et sur un outil industriel d'une dizaine de machines à commandes numériques. « Nous travaillons quasi exclusivement sur du surmesure sur la base d'un cahier des charges fourni par le client ; et ce client est toujours pressé… » PSA notamment, mais aussi les fournisseurs du constructeur pour lesquels Cellutec conçoit et réalise des emballages livrés en général sous 24 ou 48 heures. S'agissant la plupart du temps de grandes séries, l'entreprise gère des stocks de produits finis en interne — d'où un autre besoin de place — ou dans des magasins avancés fournisseurs. Pour autant, une grande partie de la production est expédiée sans passer par la case stock avec plusieurs livraisons par jour, ce qui explique aussi le choix de Pont d'Aspach et de son noeud routier.











