Afin de sensibiliser les utilisateurs de deux-roues aux problèmes de nuisances sonores, dues notamment aux cyclomoteurs trafiqués, la police d'Héricourt a choisi de conduire une opération de prévention. Elle a proposé aux possesseurs de ces machines de venir les faire tester gratuitement par un sonomètre, sans risquer de contravention. Le major Gérard Guiot et le brigadier Fabrice Didier, du commissariat de la ville, ont patiemment attendu hier durant toute la journée la visite de cyclomotoristes soucieux d'effectuer une démarche citoyenne. Il semble que cette opération de prévention ait été mal comprise puisqu'à la fin de la journée, seuls deux utilisateurs de deux-roues s'étaient présentés à l'hôtel de police. Fabrice Didier rappelle les raisons de cette opération : « La lutte contre les nuisances sonores est une priorité et, journellement, des personnes viennent nous signaler être victimes du bruit émis par les cyclomoteurs. Il est vrai que lorsqu'un engin bruyant circule au centre ville, c'est l'ensemble des riverains qui est incommodé ».
Engager une phase de répression
Déçu par l'insuccès de cette action de prévention, le major Guiot explique les conséquences de cette attitude : « En même temps qu'une opération pédagogique, nous souhaitions donner une autre image de la police. C'était un geste en direction des jeunes qui ne se rendent pas toujours compte des nuisances qu'ils créent. Dès la semaine prochaine, nous passerons à une phase répressive, en effectuant des contrôles sur la voie publique. Le contrôle consiste à soumettre l'échappement du véhicule à une mesure de bruit grâce à un sonomètre en faisant référence aux normes de bruit et de vitesse définies par le constructeur. Le contrevenant verra son véhicule immobilisé sur place. Il devra payer une amende de 68 € et le remettre en état avant de pouvoir repartir. Il est vraiment dommage que les utilisateurs de deux-roues n'aient pas saisi l'occasion qui leur était offerte aujourd'hui pour se mettre en conformité de manière non coercitive ».











