La première réunion publique du quartier Europe-Bassin-Nordfeld, issu du redécoupage récent des conseils de quartier, a fait salle comble jeudi soir au foyer Sainte-Geneviève. Après une introduction générale de l'adjointe Evelyne Schmitt-Troxler, présidente du conseil de quartier, et une présentation du projet Porte Jeune par Denis Rambaud, adjoint à l'urbanisme, les participants sont entrés dans le vif des préoccupations. VOITURES.- Un habitant s'est élevé contre « la vitesse excessive des véhicules, quand il n'y a pas de bouchons » rues de Bâle, Stalingrad et du Printemps. « Les voitures ne s'arrêtent pas sur les passages piétons. De plus, je sais qu'il y a un manque de parkings et de garages dans le quartier, mais de là à stationner sur les trottoirs, devant les écoles, et à obliger les enfants à marcher sur la route, a-t-il ajouté. Il y a aussi les stationnements sauvages aux coins de la rue de Bâle, qui bouchent la visibilité. J'aimerais que la police intervienne plus, que le quartier devienne vivable et sécurisé. » Réponse du maire Jean-Marie Bockel : d'année en année, l'effectif de la police municipale augmente et la répression en matière de sécurité routière s'accentue, mais il y a encore des efforts et aussi des aménagements à faire. PARC SALVATOR.- Ce même monsieur a fait part de sa satisfaction de voir le parc Salvator clôturé, avec l'installation de chicanes aux entrées. Seule critique : « J'ai vu une maman qui ne pouvait pas passer avec sa poussette pour jumeaux. » PARKINGS.- Une dame a poursuivi sur le thème du stationnement des résidents : « Il y a vingt ans, chaque foyer n'avait qu'une voiture. Maintenant, il y a au minimum deux voitures par appartement et les places de stationnement n'ont pas augmenté. Et quand on a un garage, on n'arrive pas à rentrer son véhicule dedans, car une voiture bloque l'accès. Ne peut-on pas prévoir d'autres parkings souterrains ? ». « Le choix de la voiture est individuel, il n'appartient pas à la collectivité de réaliser des parkings en ouvrage, lui a répondu le premier adjoint Eugène Riedweg. Une place de stationnement revient à 15 000 € et qu'il faut trente ans pour amortir un tel parking. » AVENUE SCHUMAN.- Cet habitant de l'avenue Schuman se plaint du prix du stationnement résident : « 120 € par an, c'est lourd à payer. C'est un impôt local déguisé. Dans l'avenue Schuman, avec le tribunal, la Sécu, il faudrait augmenter le nombre de places de parking, peut-être en rognant sur les trottoirs qui sont larges. » RUE DU PUITS.- Ce riverain de la rue du Puits a également évoqué le problème de stationnement et le manque de visibilité sur le passage clouté au niveau de Tempé. « Ne peut-on pas déplacer ce passage et mettre la rue en zone 30 km/h ? » Des aménagements à étudier en conseil de quartier. FAÇADES.- Un habitant s'est plaint de la présence, « pas très décorative », de trois paraboles sur une façade rue de Stalingrad. Dans le même registre : « Il y a le problème du ravalement des façades. Dans certaines rues, certains propriétaires ne font rien, alors que leurs voisins font des efforts. » CASERNE BARBANÈGRE.- Plusieurs intervenants se sont inquiétés de la présence de caravanes sur le site de la caserne Barbanègre et des conditions d'hygiène « épouvantables » du campement. Jean-Marie Bockel a expliqué que l'ensemble du site serait sécurisé une fois l'aménagement de la future gendarmerie terminé et que d'une manière plus générale l'agglomération mulhousienne et la ville-centre étudiaient des pistes pour se mettre en conformité avec la loi sur les sites d'accueil des gens du voyage. HALTE-GARDERIE.- Des mères ont fait part de leur préoccupation quant au déménagement annoncé de la halte-garderie de la Caf. Précision du maire : ce service public ne sera pas interrompu durant les travaux d'extension de la structure, qui aura une nouvelle localisation dans le quartier. BIEN VIVRE.- Certains habitants ont souligné qu'il faisait quand même « bon vivre ensemble dans ce quartier ».
Darek Szuster
Plusieurs habitants ont soulevé le problème du manque de places de parking et des stationnements sauvages dans le quartier, comme ici dans la rue Stalingrad.











