S'ils ne rééditent pas dans les cantons leur raz-de-marée des régionales, le PS et ses alliés emportent la Loire-Atlantique, la Seine-Maritime, le Doubs, l'Ille-et-Vilaine, la Charente, la Charente-Maritime et les Deux-Sèvres, ces trois derniers faisant partie du Poitou-Charente où triomphe Ségolène Royal. Selon les estimations du ministère de l'Intérieur, la gauche est majoritaire dans les cantons à renouveler, en voix comme en sièges. La gauche PS-PCF-PRG-Verts-DVG totalisait en effet 808 sièges contre 456 pour la droite UMP-UDF-DVD. Le rapport de forces, selon ces résultats encore incomplets, était de 51,1 % pour la gauche et 42,72 % pour la droite. La participation pour le second tour était en hausse à 52,64 % contre 51,34 % au premier tour, selon les chiffres du ministère, alors que la tradition des cantonales est une baisse de la participation au second tour. Trois ministres - Nicolas Sarkozy (Hauts-de-Seine), Dominique Perben (Rhône) et Dominique Bussereau (Charente-Maritime)- avaient été élus dès le 21 mars. Les trois autres ministres en lice ont tous été élus dimanche : Alain Lambert, Patrick Devedjian et Henri Plagnol. À La Réunion, la gauche a confirmé sa percée en enlevant huit sièges à la droite qui conserve toutefois la majorité au sein de l'assemblée départementale. En Corrèze, terre d'élection du président Jacques Chirac et de François Hollande, premier secrétaire du PS, la gauche progresse sans conquérir la majorité. Sans surprise, la droite conserve l'Allier, le Cantal, la Lozère, la Haute-Loire, le Morbihan, l'Eure-et-Loir, l'Aube, l'Orne, les Ardennes. Dans la Sarthe, fief du ministre des Affaires sociales François Fillon, la gauche gagne quatre sièges, sans pour autant inquiéter la majorité de droite. Comme prévu, la gauche reste majoritaire en Creuse comme dans le Gers, l'Aisne, les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Pyrénées, le Tarn, les Côtes d'Armor, les Bouches-du-Rhône. Au 1e r tour, sur les 518 cantons pourvus, soit un quart des 2034 cantons renouvelables, 20 avaient basculé : 12 de droite à gauche et 8 de gauche à droite.
À Montpellier, des personnes ont manifesté en pyjama ou robe de chambre devant le siège de l'UMP contre une remarque du député Jacques Domergue au 1e r tour, ironisant sur « des gens qui ne se lèvent pas pour aller bosser (mais) se sont levés pour aller voter ».
AFP











