«C'est une énorme surprise et une énorme claque», a déclaré hier soir Jean-Luc Harousseau, président sortant UMP du conseil régional des Pays de la Loire, alors que se dessinait la victoire de la gauche dans ce bastion de la droite, qu'elle détenait à la majorité absolue. M. Harousseau n'était pas candidat à sa propre succession, s'étant effacé au profit de François Fillon, le ministre des Affaires sociales. Ce dernier, artisan de la réforme des retraites, longtemps considéré comme une alternative possible à Jean-Pierre Raffarin au poste de Premier ministre, s'est incliné face au socialiste Jacques Auxiette, maire de La Roche-sur-Yon (Vendée) et largement inconnu hors de son département. Arrivé en tête dans la Vendée de Philippe de Villiers (MPF), dans la Mayenne du sénateur UDF Jean Arthuis, et d'une très courte tête dans le Maine-et-Loire de sa colistière Roselyne Bachelot (UMP), ministre de l'Écologie, François Fillon a été sèchement défait sur ses terres de la Sarthe, et surtout en Loire-Atlantique, département le plus peuplé de la région. L'alliance UMP-MPF et l'UDF avaient pourtant totalisé 44,47% des suffrages exprimés au premier tour, contre 37,2% des voix pour la liste de l'ex-gauche plurielle.
Le ministre des Affaires sociales a été battu en région Pays de la Loire, un bastion de la droite.
AFP











