Les triangulaires ont été fatales à la droite. « On ne peut pas gagner quand il y a le FN au second tour » notait avec amertume Louis Souvet hier soir. Pont de Roide étant l'exception qui confirme la règle dans le pays de Montbéliard. Louis Cuenin (UMP) retrouve son siège avec 45,42 % des suffrages. Certes, il perd près de dix points par rapport à 1998 mais vu le contexte, le conseiller général sortant ne pouvait qu'afficher sa satisfaction. Seul rescapé dans un pays de Montbéliard qui donne très nettement un coup de barre à gauche.
Les deux frères Hélias repassent
Comme cette victoire attendue de Michel Rondot qui fait basculer Etupes à gauche. Le candidat socialiste l'emporte avec 48,7 % devant Charles Demouge (UMP) qui ne recueille que 32 %. Le FN, présent pour la première fois dans ce canton enregistre un score 19 %. Bien qu'en léger recul par rapport au premier tour, le candidat frontiste se maintient à un niveau élevé que ne saurait expliquer le seul vote sanction de la droite traditionnelle. Les autres candidats du Front national font mieux que de la figuration. A Montbéliard-Est, Sophie Montel perd deux points par rapport à dimanche dernier et se retrouve à 17 % tandis qu'Alain Dudret à Montbéliard-Ouest est un peu en dessous de la barre des 20 %. A Pont de Roide, le score de Josiane Oget avoisine les 15 %. À gauche, il y a un perdant. Malgré un bon report des voix, Gaston Veya doit se contenter de 40 % des voix. Dans les deux cantons de Montbéliard, les deux frères Hélias repassent sans difficulté. A Montbéliard-Est, Jacques Hélias progresse de trois points et se paie de luxe de battre Philippe Tissot (UMP) dans son fief béthoncourtois. Ce dernier bien qu'ayant fait le plein à droite, n'arrive pas à retrouver le score de 1998 où la droite avait enregistré 38,% des voix. À Montbéliard-Ouest, c'est Pierre Hélias qui gagne avec une très confortable avance sur Pierre Maury (UMP).
Vague rose
Dans le pays de Montbéliard, la gauche qui avait tout perdu aux dernières législatives, retrouve le sourire et se met à rêver d'une reconquête.Rien de mieux qu'une vague rose pour faire oublier les bleus à l'âme. Pierre Moscovici y voit un avertissement pour la droite locale et l'invite à mieux dialoguer avec ses partenaires de gauche « sans morgue, sans brutalité. Mais la droite n'a pas dit son dernier mot. Louis Souvet en tête ne veut voir dans ce résultat d'hier soir que l'expression d'un mécontentement national et non d'une quelconque désaveu de sa politique.











